Objectif principal: Sensibiliser les acteurs médiatiques et de la protection des consommateurs sur les risques liés à la consommation abusive de l'alcool. C'est l'essentiel à retenir de la rencontre tenue ce mercredi par la coalition des consommateurs du Cameroun.
Le constat est fait: l'alcool est parmi les facteurs majeurs de risques de maladie non transmissibles qui occasionnent chaque année 41 millions de décès dans le monde et 74 100 au Cameroun.
Fort de ce constat, la coalition des consommateurs du Cameroun a organisé une campagne de sensibilisation sur la consommation responsable de l'alcool. Cette rencontre est la continuité de la première phase lancée depuis le 5 janvier 2023 et placée sous le thème "Stop à l’alcoolisme oui à la santé".
Compte tenu des enjeux de cette campagne, plusieurs acteurs et mouvements associatifs, notamment le conseil national de la consommation (CONACO), la plateforme Camerounaise du commerce équitable (P2CE) et la branche Camerounaise du réseau des médias africains pour la promotion de la Santé et de l'environnement (REMAPSEN) se sont joints à la coalition pour réaliser les résultats satisfaisants pour cette deuxième étape.
Objectifs de la coalition
Ces activités rentrent en droite ligne avec les objectifs de la coalition des consommateurs du Cameroun (CCC) initiateur de ce projet. Au rang de ces objectifs on peut énumérer la contribution à la réduction de la prévalence de l'alcoolisme en milieu jeunes et communautaire à travers une prise de conscience des consommateurs et l'adoption des mesures réglementaires adéquates par les autorités compétentes; La sensibilisation des consommateurs sur la bonne habitude et d'outiller les médias et les défenseurs des droits des consommateurs sur la question pour susciter leurs engagements.
Les actions de la coalition
Outre les plaidoyers auprès des décideurs en vue de l'amélioration du cadre juridique sur la production et la commercialisation des boissons alcoolisées, la campagne interpelle aussi les producteurs et les distributeurs des boissons alcoolisées sur la nécessité d'intégrer dans leurs activités et stratégies, l'éducation à la consommation responsable afin de prévenir les risques associés à la consommation excessive de l'alcool et contribuer efficacement à la protection des droits des consommateurs notamment le droit à la santé et à la sécurité.
Dans notre société, force est de constater que l'alcoolisme a atteint des proportions inquiétantes. Au point où elle est devenue aujourd'hui une préoccupation d'ordre national.
Consommer à forte dose, elle provoque l'ivresse, des pertes de mémoire, des somnolences, le coma éthylique, des maladies chroniques telles que le diabète, la cirrhose du foie certaines formes de cancer pour ne citer que ceux-ci.
Face à l'urgence sanitaire, le Cameroun a lancé depuis quelques années une vendetta contre les producteurs des alcools dits frelatés sous l'impulsion du président de la république S.E Paul BIYA. De nos jours,on ne compte plus le nombre de laboratoires clandestins démantelés mais la consommation de l'alcool s'accroît de jour en jour.
D'où la mise sur pied depuis l'année dernière de cette campagne de sensibilisation par les acteurs de la société civile pour participer à leur manière à l'amélioration des conditions de vie des populations.
Un autre combat mené par les autorités est la lutte contre les liqueurs conditionnées dans les sachets. Selon un arrêté conjoint du ministre de la santé publique, du commerce et celui de l'industrie, le gouvernement a décidé d'interdire la production et la commercialisation des whisky en sachet.
L'année dernière, le ministre Fuh Calistus Gentry rappelait encore cette interdiction alors que l'activité a été repoussée pour une durée de 4 ans le temps pour les entreprises de finaliser la migration du conditionnement des sachets pour les bouteilles. Le but étant de limiter l'accessibilité de ces produits à la jeunesse et aux couches défavorisées.
Si la teneur en alcool ainsi que les constituants de ces liqueurs restent vivement contestées il est à noter qu'il y'a des équipes qui de temps en temps font des descentes sur le terrain pour s'assurer de la qualité de ces produits et plusieurs entreprises faisant partie du plan de migration instauré par le comité interministériel disposent des certificats d'analyses et des certificats de conformité délivré par les autorités compétentes.
Preuve que les produits en eux même ne sont pas mauvais en soit mais les circuits de vente, les conditions de commercialisation sa vulgaire et son usage excessif posent réellement problème.
Rappelons que du 21 août au 30 septembre 2024 la coalition des consommateurs du Cameroun entend donc mener plusieurs activités entre autres l'organisation des campagnes de proximité pour la sensibilisation des populations sur la consommation responsable de l'alcool, multiplier des rencontres avec les acteurs médiatiques et ceux de la protection des droits des consommateurs, faire des plaidoyers d'action auprès des décideurs politiques sur la nécessité de mettre en place une réglementation adaptée aux réalités locales, intensifier la communication digitale et sensibiliser les producteurs et distributeurs sur l'importance d'organiser des campagnes d'éducation des consommateurs
Line Tchakounte




Commentaires