La session plénière du jeudi 14 novembre 2024 a été consacrée à l'étude de plusieurs projets de lois par lesquels, le projet de loi Nº 2068/PJ/AN portant exercice et organisation de la médecine traditionnelle au Cameroun. A l'issue de ces assises, ce projet a été adopté. Attendue comme un messie, l'adoption de cette loi a fait la fierté des membres du Syndicat National des Praticiens de la Médecine Traditionnelle et Complémentaire (Synapram).

Raison pour laquelle, Martin Happy président dudit syndicat a organisé une conférence de presse à Yaoundé au Cameroun pour remercier le Chef de l'État Paul Biya pour son engagement à faire évoluer ce secteur d'activité. 

En sa qualité de garant de la santé publique au Cameroun, le Ministre de la Santé Publique le Dr Manaouda Malachie, représentant du Gouvernement accompagné de ses plus proches collaborateurs a défendu le projet de loi Nº 2068/PJ/AN portant exercice et organisation de la médecine traditionnelle. Force est de constater que les actions du gouvernement Camerounais vont en droite ligne avec les recommandations de l’OMS et la volonté du Chef de l’Etat Paul BIYA en matière de développement de la pharmacopée et la médecine traditionnelle.

Une prouesse pour l'écosystème de ce secteur d'activité. «Nous saisissons cette occasion pour remercier le président de la République, Son Excellence Paul BIYA, pour le cadre réglementaire qu’il accorde à notre secteur d’activité, et nous lui réitérons notre soutien en tant que père de la nation et président de tous les camerounais. Nous remercions également le Ministre de la Santé Publique, Monsieur MANAOUDA Malachie pour tous les efforts consentis afin de nous doter d’un projet de loi.

Nous remercions tous les acteurs et organisations de médecine traditionnelle qui ont contribué de prêt ou de loin à l’élaboration de ce texte de loi. Nous remercions tous les parlementaires pour l’intérêt qu’ils accordent à la médecine traditionnelle, et nous leur demandons d’adopter ce projet de loi dans la majorité absolue. Le syndicat national des praticiens de médecine traditionnelle et complémentaire au Cameroun (SYNAPRAM) et tous ses membres valident et acceptent avec joie ce projet de loi» remercie le Président 

Plaidoyer pour les ajustements 

Comme on le dit affectueusement qui dit merci demande encore, le président du syndicat a saisi cette occasion pour réciter la litanie des petits manquements afin que ceux-ci soient amendés la prochaine fois.

«Nos propositions d’amendements au sujet de ce projet de loi sont les suivants: Le terme tradipratique doit être remplacé par tradimédecine (préambule); Praticien de médecine traditionnelle doit être régulièrement utilisé à la place de Tradipraticien de santé fois cela soit amender. Les professions de médecine traditionnelle suivantes doivent être ajoutées dans la loi (Art.3-2) :Phytothérapeute, Naturopathe, Chercheur; L’exercice de la médecine traditionnelle est autorisé par le conseil de l’ordre des praticiens de médecine traditionnelle et non par le ministre de la santé.

(Art.10-3); un praticien de médecine traditionnelle d’origine étrangère peut exercer au Cameroun sous le parrainage d’un praticien de nationalité camerounaise. (Art.

16); Interdire formellement aux étrangers d’exercer la médecine traditionnelle au Cameroun nous classe comme étant un Pays de xénophobie, alors que notre Pays s’est toujours fait remarquer par son hospitalité réservée à nos frères étrangers, le Cameroun n’est pas une Nation xénophobe; L’Ordre national des praticiens de médecine traditionnelle du Cameroun à la place Ordre national desTradipraticiens de santé du Cameroun. (Art.34)» énumère Martin Happy le président.

 

Rappelons que Ces travaux de la troisième session ordinaire de l'année législatives 2024 biens qu'ils soient encore en cours, on peut déjà dire sans risques de se tromper que les fruits tiennent la promesse des fleurs.  

Line Tchakounte