Eyenga Mfegue, assistante sociale à l’hôpital de la CNPS, s’est exprimée au micro de Newstarinfos lors de l’atelier de restitution national du rapport d’analyse du contexte juridique camerounais relatif aux droits de l’homme. 

Cet atelier, tenu les 15 et 16 mars derniers à Mbalmayo, dans le département du Nyong-et-So’o, a rassemblé les parties prenantes autour d’un objectif commun : lever les barrières juridiques et socioculturelles pour garantir l’accès des jeunes et adolescents aux soins de santé.

« Nous avons des cas d’enfants abandonnés par leur famille à cause de leur statut.

Ce n’est pas évident, et nous avons besoin de partenaires pour les orienter », déplore Eyenga Mfegue. « Certes, des initiatives existent déjà au sein de l’hôpital, mais elles demeurent insuffisantes. La mutualisation des efforts entre institutions est indispensable pour offrir aux adolescents une meilleure santé.

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Elle insiste également sur la complexité de la prise en charge globale : « Il n’y a pas que la santé sexuelle. Il y a aussi la réalité quotidienne à la maison. Un enfant négligé peut-il vraiment suivre correctement son traitement ? Pour cela, il faut d’abord bien se nourrir.

Et pour bien se nourrir, il faut des moyens. »
La question de l’accompagnement institutionnel est donc cruciale. « Nous avons des enfants déscolarisés, laissés pour compte à cause de leur statut.

Les familles sont souvent démunies, très vulnérables. Parfois, même se rendre à l’hôpital est un défi. »
Elle souligne néanmoins les efforts déployés : « Nous travaillons avec des agents communautaires et des accompagnateurs psycho-sociaux qui effectuent des consultations à domicile.

Mais sans moyens, leurs actions restent limitées, surtout depuis le retrait du soutien américain. »
Eyenga Mfegue conclut en saluant l’initiative de l’atelier : « Il est urgent que les institutions nationales se mobilisent. Cette synergie est nécessaire pour assurer une prise en charge efficace des enfants vulnérables.

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Denise Ebelle