Le secrétaire général du ministère de l’eau et de l’énergie, THOUME NDJOUKE en présence du directeur de la ressource en eau dudit ministère et du président de l'association panafricaine des acteurs de l'assainissement a procédé ce mardi 19 novembre 2024 à Yaoundé au capitale au lancement officiel de la semaine nationale de l’assainissement et de l’hygiène au Cameroun (SNAH). Cette première édition a été organisée autour du thème « assainissement et hygiène des mains au Cameroun : états des lieux, défis et perspectives ».
Depuis le 16 Novembre 2024, la Cameroun vibre au rythme de la semaine Nationale de l'assainissement et de l'hygiène.
Pour cette célébration, Le village de l’assainissement a pris ses quartiers à l’esplanade de la communauté urbaine de Yaoundé depuis le 20 novembre. Au cours du lancement officiel de cette semaine, Madi Vondou, directeur de la gestion des ressources en eau au ministère de l’eau et de l’énergie a émis le vœu que cette journée, premier essai un coup de maitre. «bien évidemment nous devons marquer un plaidoyer en faveur de ce secteur d’activité-là qui reste encore en marge des priorités des autres acteurs intervenants dans le secteur.
Évidemment la situation en termes de taux d’accès service s’est améliorée car nous sommes à 62,3% suivant les résultats de l’étude de l’ENAS 2021. Toutes indications qui demandent aux acteurs de se déployer pour améliorer ce taux parce que la vision stratégique du pays à l’horizon 2030 veut offrir au citoyen un taux moyen au moins égal à 75%. Vous convenez avec moi que ce gap ne saurait être comblé qu’avec la contribution de tous les acteurs.
Il s’agit de créer ici avec les réformes qui sont annoncées par le ministère une implication intense du secteur privé dans le secteur de l’assainissement et les ressources à mobiliser sont importantes à titre d’exemple, au terme de l’élaboration de la politique nationale des éléments liquides à laquelle le secrétaire général vient de faire allusion dans sa première phase de mise en œuvre qui va de 2024 à 2029, le secteur a besoin d’environ 750 milliards de francs CFA pour pouvoir relever au mieux le taux d’accès aux services d’assainissement dans notre pays. Bien évidemment, vous avez suivi des films qui vous ont montré en termes de faiblesses qui existent dans ce secteur d’activités donc le gouvernement ne saurait rester inerte face à cette situation avec beaucoup de partenaires techniques et financiers qui sont toujours aux côtés des pouvoirs publics pour œuvrer au renversement de cette tendance de l’assainissement ».
Selon Ibra Sow, pour ajouter de l'eau a son moulin, le président de l’association panafricaine des acteurs de l’assainissement, est revenu sur la chaîne des valeurs.
«Quand on parle de l'assainissement, Il s’agit des toilettes, la fosse septique, la collecte, le transport, le traitement mais aussi la valorisation. C’est cela qui comporte l’assainissement liquide autonome» il ajoute «il faut que d’ici 2030 à 2035, tous ces problèmes liés aux maladies hydriques soient résolus. Pour le dernier maillon le traitement et la valorisation, vous ne pouvez pas faire l’assainissement comme il se doit sans mettre les maillons là sur place.
Malheureusement ce sont des choses un peu couteuses et que présentement au Cameroun qu’il n’y ait que deux à Douala en phase de construction et à Yaoundé alors qu’il y a certains pays qui sont à 20 sites de traitement. Si vous mettez des toilettes en bonne et due forme qui sont propres et décentes et accessibles et normées, vous mettez sur place la valorisation des boues qui transforment en eau distillées qu’on met dans les voitures et dans les camions, il y a aussi des centres pour fertilisants mais aussi de l’électricité, sans oublier de bio gaz et les briques et les briquettes de charbon tout cela fait partie des valorisations à ne pas négliger et qui rendra ce secteur rentable » explique le président.
Une visite de terrain a été inscrite dans l’agenda du 21 novembre avec la visite de la station de traitement au niveau de la boulangerie ACORPOLE puis un détour chez les Boissons du Cameroun.
Le clou des activités a été prévu pour le 22 novembre par une réunion bilan de tous les acteurs afin de trouver des pistes de solutions pour améliorer les acquis et rectifier le tir pour les points les moins bons.
Rappelons que, cette célébration a connu la participation du président de l’APAA (l’association panafricaine des acteurs de l’assainissement), la présence d’un représentant de l’Unicef, la contribution des Boissons du Cameroun, des OSC (organisation de la société civile) et qui ont contribué chacun à sa manière aux atteintes des objectifs fixés pour cette première édition.
Plusieurs activités ont meublé cette commémoration.
La marche sportive, le match de football entre les équipes de la CAMWATER et les employés du MINEE au stade de la Camwater d’Ekounou. Le tout s'achève par une sensibilisation tout azimut sur le lavage des mains qui s’est déroulée sur l’ensemble du territoire national à travers les lycées et les collèges et les écoles primaires sous l’égide des délégations régionales ou départementales du MINEE.
Line Tchakounte
Semaine nationale de l’assainissement et de l’hygiène (SNAH): la 1ère édition s'ouvre au Cameroun
Line Tchakounte 1224 Posts
journaliste passionnée et voix emblématique de Newstarinfos, partage avec justesse et authenticité les actualités qui façonnent l’Afrique d’aujourd’hui et de demain.




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