Présidé par Grégoire Owona ministre du Travail et de la Sécurité Sociale (Mintss), le Comité National de Lutte contre le Travail des Enfants au Cameroun (Cnlte) a tenu sa Septième session ce 19 Aout 2025 à Yaoundé au Cameroun. Les travaux axés autour de ses assisses visent à résister les actions déjà engagées et à entreprendre de nouvelles venir pour une mobilisation toujours accrue en faveur de la lutte contre le travail des enfants au Cameroun. Selon les récentes statistiques de l’Organisation Internationale du Travail (Oit) et du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (Unicef), publiées en 2020, environ 160 millions d’enfants sont impliqués dans le travail des enfants: près de 28% des enfants âgés de 5 ans à 11 ans et 35 % des enfants âgés de 12 à 14 ans qui travaillent ne sont pas scolarisés.

Pire encore 79 millions d'entre eux exercent des activités dangereuses. Or Partout dans le monde, le droit fondamental d'un enfant d'aller à l'école, d'avoir accès à de l'eau potable, de la nourriture et à un environnement stable et sécurisé, sont des conditions indispensables au bon développement et qui sont pourtant menacees par le travail des enfants. Fort de constat, se Cameroun s'est joint à l'UNICEF pour éradiquer en profondeur ce mal «Il s’agit d’une avancée qui s’inscrit dans la continuité d’autres actions à l’instar de la ratification des normes pertinentes et ambitieuses à l’instar des conventions de l’OIT : n° 138 sur l’âge minimum ; n° 182 sur l’élimination des pires formes de travail des enfants ; n°29 sur le travail forcé et n° 105 sur l’abolition du travail forcé, l’adoption d’un Plan d’Action National pour l’Elimination des Pires Formes de Travail des Enfants (PANETEC), et l’adhésion de notre pays à l’Initiative l’Alliance 8.

7 en tant que « Pays Pionnier », plateforme internationale visant à mettre un terme à toutes les formes de travail des enfants» explique le Mintss. Face à la persistance de cette pratique avilissante et condamnable, qui s’inscrit en marge de la législation nationale et des engagements internationaux souscrits par le Cameroun, les travaux de ce jour qui réunissent les acteurs de cette lutte, doivent leur permettre de formuler de nouvelles perspectives visant à renforcer la stratégie afin de la rendre plus efficace, sur le court, le moyen et le long terme. «Grâce à cette synergie collective conduite par le Gouvernement avec l’accompagnement du Bureau International du Travail (Bit), ce challenge peut être relever car des contributions des Partenaires au développement et des Partenaires Sociaux, sont tout aussi déterminantes» rassure le père du Dialogue social.

Présents à ces assises, les représentants du ministre des Affaires Sociales; du ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle; de l’Equipe d’Appui Technique de l’OIT au Travail Décent de Yaoundé; de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture au Cameroun (Fao); les Partenaires Sociaux; les membres du Comité National de Lutte contre le Travail des Enfants. La tenue de cette importante session constitue une illustration incontestable de la détermination des pouvoirs publics, et de l’engagement de tous les partenaires concernés en vue de mener des actions toujours concertées, adaptées et efficaces dans le cadre de la prévention et de la cessation du travail des enfants lorsque les conditions sont réunies. Line TCHAKOUNTE