(Kyiv) L’Union européenne discute lundi d’un renforcement des sanctions contre Moscou pour son invasion de l’Ukraine, où le président Volodymyr Zelensky a limogé le chef des services de sécurité et la procureure générale en raison de soupçons de trahison de certains de leurs subordonnés au profit des Russes.
À son arrivée à la réunion à Bruxelles, le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell a déclaré que la reprise des exportations de céréales depuis l’Ukraine était une « question de vie ou de mort » et qu’il avait « espoir » qu’un accord soit trouvé cette semaine pour débloquer le port d’Odessa.

« La vie de […] dizaines de milliers de personnes dépend de cet accord » en train d’être négocié entre la Russie, l’Ukraine, la Turquie et les Nations Unies, qui vise à faire sortir par la mer Noire quelque 20 millions de tonnes de céréales bloquées dans des silos ukrainiens à cause de l’offensive russe, a-t-il expliqué.



L’Union européenne entend poursuivre sa pression sur Moscou avec de nouvelles sanctions ainsi qu’un soutien financier et militaire à l’Ukraine, a annoncé Josep Borrell.



Les ministres européens des Affaires étrangères doivent se pencher sur deux propositions de la Commission européenne d’interdire les achats d’or à la Russie pour aligner les sanctions de l’UE sur celles de ses partenaires du G7, et d’inscrire de nouvelles personnalités russes sur la liste noire de l’UE.

Les mesures successives adoptées jusqu’à présent ont isolé et durement frappé économiquement la Russie, sans la faire reculer ou renoncer à son invasion lancée le 24 février.