Organisée autour du thème: «S'engager pour la vie», La 4e Conférence ministérielle mondiale sur la sécurité routière s'est tenue du 18 au 20 février 2025 à Marrakech au Maroc. Cette grande messe de la sécurité routière a réuni une centaine de pays constituée des dirigeants, des experts, des défenseurs et l'association SECUROUTE chargée de l'organisation chef de file. Ce grand rendez-vous a permis d'examiner les progrès réalisés et faire avancer les efforts visant à réduire de moitié le nombre de décès et de blessures sur les routes dans le monde d'ici 2030.



L'un des points saillants de ces assises a été l'approbation de la Déclaration de Marrakech pour la sécurité routière mondiale. Cette déclaration a pour objectif de relever certains défis dans les gouvernements. Au rang de ceux-ci : Faire de la sécurité routière une priorité politique et de santé publique de premier plan; Assurer un financement à long terme pour des programmes de sécurité routière durables; Concevoir des routes plus sûres et intégrer la sécurité routière dans toutes les politiques de transport; Encourager une mobilité plus sûre et plus écologique : marche, vélo et transports publics; Renforcer la collaboration internationale et la recherche sur les innovations en matière de sécurité routière.

D'où la présence de l'association SECUROUTE.

Le passage de ladite association a été très remarquable. Martial Manfred Missimikim,
président de l'association SECUROUTE, par ailleurs coordonnateur du réseau africain des ONGs de sécurité routière a eu à ses côtés 136 ONGs.

Cette forte mobilisation lui a permis d'avoir un stand imposant au milieu de tous les autres stands du secteur public privé. Devant un panel constitué des membres de l'OMC, de la Banque Mondiale, des enquêtes judiciaires et de l'Alliance des ONGs de la région de la SADDEC, le président a présenté un exposé portant sur les bonnes pratiques de la sécurité routière en Afrique. Pour le coordonnateur, les ONGs ont seulement une mission de plaidoyer et d'éducation, mais assume également le relais entre les administrations qui défilent.

Les ONGs jouent également le rôle d'interface entre les administrations et les participants pour maintenir le savoir et la connaissance de la sécurité routière au niveau national.

Satisfaction du coordonnateur des ONGs

Selon le coordonnateur Martial Manfred Missimikim, cette rencontre a été un succès total car: réunir 4000 personnes de 193 pays c'est formidable. «C'est la coupe du monde de la sécurité routière» a déclaré le président de SECUROUTE.

Au terme de cette rencontre, il avoue être satisfait « nous sommes tombés tous d'accord, il est urgent de renforcer les efforts, les résolutions qui ont été éditées depuis 2004; intensifier l'éducation, créer les agences chefs de file dans chaque pays, mettre en place les systèmes de collectes des données et prendre des mesures à partir des données collectées » narre Martial Manfred Missimikim président de l'association SECUROUTE.

Engagements de certains pays

Nouveaux engagements nationaux en matière de sécurité routière
Plus de 50 pays ont pris de nouveaux engagements pour améliorer la sécurité routière. Parmi les principaux engagements figurent : Thaïlande – Réduire le nombre de décès sur les routes à 12 pour 100 000 personnes d’ici 2027; Bangladesh – Adopter sa toute première loi nationale sur la sécurité routière; Arabie saoudite – Réviser sa stratégie nationale de sécurité routière; Colombie – Mettre en œuvre des limitations de vitesse plus basses (50 km/h et 30 km/h) dans davantage de villes; Guinée – Ratifier la Charte africaine de la sécurité routière et harmoniser les politiques nationales; Côte d'Ivoire – Augmenter le port du casque chez les motocyclistes à 90 % d'ici 2027; Royaume-Uni – Élaborer sa première stratégie nationale de sécurité routière depuis plus d'une décennie; Philippines – Renforcer l'application de la loi sur le port du casque pour les enfants et étendre l'éducation à la sécurité routière dans les écoles, en particulier dans les zones urbaines où le taux d'accidents est élevé.

(Syempre andyan ang PINAS!)

Outres les questions d'engagements, cette rencontre a été également riche en discussions, en réseautage et en idées révolutionnaires.
Approche du système sûr – Repenser la sécurité routière avec des conceptions de routes indulgentes qui reconnaissent l'erreur humaine; Conception de routes sûres et inclusives – Protéger les piétons, les cyclistes et les autres usagers de la route vulnérables. C'était aussi l'occasion de nouer des Partenariats public-privé – Comment les entreprises et les gouvernements peuvent travailler ensemble pour des routes plus sûres.

Alliance mondiale des ONG pour la sécurité routière – A organisé des événements parallèles puissants, réunissant les voix de la base et mettant en avant des solutions communautaires.

Line Tchakounte