Du 04 au 06 juin 2026, le Musée National de Yaoundé s’est mué en carrefour des élégances et des intelligences. La 7ᵉ édition de l’AFRICAN FASHION WEEK, portée par Madame Francine AMOUGOU, Directrice Générale de PÉTRUS AMELOS FASHION AND EVENTS, a confirmé une ambition : faire de la mode africaine un
Placée sous le thème « Diplomatie Culturelle : Pont entre l’Afrique et l’Europe où la mode devient un langage universel », cette édition a transcendé la simple parade vestimentaire pour s’ériger en plateforme de coopération internationale.
Un pont tissé entre six nations
Durant trois jours, le Cameroun, le Gabon, le Sénégal, le
Tchad, la France et l’Italie ont croisé leurs influences. Quinze créateurs ont
donné corps à cette vision à travers des collections où le raffia dialoguait
avec la soie, où le ndop répondait au cachemire.
Plus de 800 visiteurs,
diplomates, autorités, artisans et médias ont arpenté les allées d’un événement
qui fait désormais date dans l’agenda culturel continental.
Dans son allocution inaugurale, Francine AMOUGOU a planté le
décor : « La mode n’est pas seulement un art de paraître. Elle est un langage
universel capable de rapprocher les peuples, de raconter nos identités et de
construire des passerelles entre les cultures.
» Une profession de foi que le
représentant du Ministre des Arts et de la Culture a saluée, rappelant que « la
culture demeure l’un des piliers les plus solides du rapprochement entre les
peuples ».
Réflexion, transmission, professionnalisation
Au-delà des podiums, l’AFRICAN FASHION WEEK a cultivé
l’esprit. La table ronde « L’artisanat traditionnel et moderne » a réuni
créateurs, artisans, institutions et investisseurs autour d’un constat partagé
: sans transmission des savoir-faire et sans professionnalisation, l’excellence
africaine restera en marge des grandes scènes internationales.
Les défilés, eux, ont illustré cette ambition. Chaque
collection est devenue un manifeste : celui d’une Afrique créative qui n’imite
plus, mais qui inspire. Celui d’une Europe attentive qui ne colonise plus, mais
qui coopère.
Reconnaissance institutionnelle et perspectives 2030
Moment fort de la clôture, l’annonce du représentant du MINAC résonne comme une consécration : l’État camerounais entend accompagner les démarches visant à inscrire l’AFRICAN FASHION WEEK parmi les grands événements culturels officiellement reconnus. Un signal fort pour une industrie créative encore trop souvent financée à bout de bras, comme l’a rappelé Francine AMOUGOU, dont l’équipe a supporté l’essentiel des charges.
La vision est désormais claire.
À l’horizon 2030, l’AFRICAN
FASHION WEEK ambitionne : plus de 20 pays participants, un Forum International
de Diplomatie Culturelle, un Village International de la Mode et de
l’Artisanat, et le positionnement de Yaoundé comme capitale africaine de la création.
Rendez-vous pris
Au terme de trois jours où l’élégance a servi la
coopération, une certitude s’impose : la mode africaine n’est plus un
épiphénomène. Elle est un levier.
Un levier de paix, de rayonnement et de
développement.
L’organisation donne rendez-vous à toute la chaîne de valeur
culturelle du 1er au 05 mars 2027, toujours au Musée National de Yaoundé, pour
la 8ᵉ édition. Le pont entre l’Afrique et l’Europe s’élargit.
Et la mode
continue de parler.
Marcel MVONDO ABENG




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