En marge de l'exposition « Idjoue » organisée au Musée Ethnographique et d'Histoire par Jean Marie Alima, les chefs autochtones du Mfoundi se sont retrouvés autour d'une conférence présidée par le Zomlo'o Clément Atangana. Au cœur des échanges : la réhabilitation des fondements coutumiers des cheffe

C'est dans l'enceinte du Musée Ethnographique et d'Histoire que se sont réunis, à l'occasion de l'exposition « Idjoue », les chefs autochtones du département du Mfoundi. Organisée par Jean Marie Alima, cette rencontre a été marquée par des échanges nourris et par une conférence présidée par le Zomlo'o Clément Atangana, consacrée à l'avenir du commandement traditionnel.

Les débats se sont concentrés sur un enjeu jugé fondamental par les participants : la réhabilitation des fondements coutumiers des chefferies, ainsi que la nécessité de redonner toute leur place aux usages et aux traditions ancestrales, trop souvent relégués au second plan face aux mutations contemporaines.

Prenant la parole, le Zomlo'o Clément Atangana a mis en lumière l'une des difficultés majeures auxquelles se heurtent aujourd'hui les chefferies traditionnelles : une véritable crise de légitimité. Il a rappelé, non sans fermeté, qu'un chef ne saurait exercer une autorité reconnue et suivie sans l'assentiment de la terre elle-même, soulignant ainsi l'indissociable lien entre pouvoir traditionnel, spiritualité et enracinement coutumier.

Par cette déclaration, le Zomlo'o a plaidé pour un retour aux principes culturels et spirituels qui, historiquement, fondent la reconnaissance et la légitimité de l'autorité traditionnelle, invitant les chefferies à renouer avec ces repères essentiels pour préserver leur autorité et leur pérennité.

Cette rencontre s'inscrit ainsi dans une dynamique plus large de valorisation du patrimoine culturel et traditionnel camerounais, portée notamment par le Musée Ethnographique et d'Histoire à travers son exposition « Idjoue ».

Marcel MVONDO ABENG