C'est une audience à forte portée économique qui s'est tenue à Nkolbisson. Le Directeur Général de l'Institut de Recherche Agricole pour le Développement (IRAD), le Dr Noé Woin, a reçu le Directeur Général du Fonds Commun pour les Produits de Base (CFC), Son Excellence l'Ambassadeur Sheikh Mohammed Belal, en mission de travail au Cameroun.
Face aux chercheurs de l'Institut, le patron du CFC est venu édifier l'assistance sur les mécanismes concrets de financement offerts par son institution, basée à Amsterdam aux Pays-Bas, pour booster les chaînes de valeur des produits de base dans les pays en développement.
Dans son exposé, l'Ambassadeur Belal a détaillé le mode opératoire du Fonds. Il a indiqué que les agri-entrepreneurs, les petites et moyennes entreprises, les chercheurs, ainsi que les organismes publics et les acteurs du secteur privé, à l'instar des coopératives, peuvent directement via le site officiel http://www.common-fund.
org télécharger le modèle de dossier et soumettre une demande de financement sur une durée de 36 mois. Il a précisé qu'il s'agit de prêts à conditions favorables, destinés à améliorer durablement les conditions de vie et les moyens de subsistance des petits exploitants agricoles.
org télécharger le modèle de dossier et soumettre une demande de financement sur une durée de 36 mois. Il a précisé qu'il s'agit de prêts à conditions favorables, destinés à améliorer durablement les conditions de vie et les moyens de subsistance des petits exploitants agricoles.
Dans cette dynamique, le DG du CFC a annoncé le lancement très prochain du 30ème appel à propositions, une fenêtre de financement majeure pour les porteurs de projets camerounais.
Plaidant pour une transformation structurelle du commerce mondial, il a déclaré : « Si l'on veut vraiment changer le monde, le Sud doit trouver comment transformer localement ses matières premières ».
Plus tôt, dans son mot de bienvenue, le Dr Noé Woin avait présenté à son hôte de marque les missions de l'IRAD, ses ressources humaines, le potentiel agroécologique du Cameroun et ses programmes phares. Il a surtout exprimé une attente forte : « Nous osons espérer que le soutien du CFC permettra d'accroître sensiblement les résultats de la mise en œuvre effective de la politique d'import-substitution qui vise à réduire les importations des produits de grande consommation et à stimuler la production nationale ».
Pour mémoire, le CFC est une institution financière intergouvernementale autonome dont la mission est de contribuer à la réduction de la pauvreté en renforçant la capacité des producteurs de produits de base à générer des revenus, tout en atténuant les risques qui pèsent sur leur bien-être économique.
Line TCHAKOUNTE




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