Le Ministre du Travail et de la Sécurité Sociale Gregoire Owona a accordé une audience cruciale à une forte délégation des Communes et Villes Unies du Cameroun (CVUC), conduite par le Président de son Bureau Exécutif, M. Augustin Tamba. Cette rencontre de haut niveau s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de maintenir une concertation permanente avec les acteurs de la décentralisation sur les enjeux du travail et de la protection sociale.


L’alerte des magistrats municipaux
 
Entouré pour la circonstance de plusieurs maires de poids, notamment M. Ondoa Alphonse d'Akono, M. Essama Embolo de Soa, Mme Tomaino Ndam Njoya de Foumban, Mme Ayi Monique de Dzeng, Mme Joséphine Anaba de Nkolmetet et M.

Onana Martin de Mengueme, le patron des CVUC est venu mettre sur la table les réalités étouffantes du terrain. Les discussions, franches et directes, se sont focalisées sur l'asphyxie financière des collectivités locales face à leurs obligations sociales.

Le double nœud gordien : Salaires et CNPS

Les échanges ont mis un accent particulier sur deux abcès majeurs qui grippent la machine de la décentralisation.

D'une part, l'insolvabilité salariale récurrente qui met à mal les exécutifs communaux, de plus en plus en peine pour honorer les fins de mois de leurs agents. D'autre part, les difficultés chroniques liées à la régularité du paiement des cotisations à la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale (CNPS), une situation précaire qui prive les personnels communaux de leur couverture sociale de base.

Vers un nouveau pacte de gouvernance locale
  
Face à l'urgence, les deux parties ont exploré des pistes de collaboration concrètes susceptibles de désamorcer la crise.

Les perspectives ouvertes visent à renforcer le dialogue social au sein des municipalités, à améliorer drastiquement les conditions de travail des personnels et à promouvoir une gouvernance locale plus efficace au strict service des populations.

Décryptage

Alors que le processus de décentralisation s'accélère sur le territoire national, la résolution de la crise sociale dans les mairies devient un impératif absolu pour éviter la paralysie des services publics locaux. La balle est désormais dans le camp des comités techniques de suivi.


mintss