Face aux ravageurs qui déciment 40 % des cultures mondiales, le Coordinateur du Conseil Phytosanitaire Interafricain de l’Union Africaine (CPI-UA) appelle à une mobilisation continentale. Au Cameroun, cette urgence phytosanitaire et économique se traduit par des mesures de sauvegarde immédiates, notamment la suspension des importations de maïs pour protéger les producteurs locaux, alors que le pays a célébré la 5ème édition de la Journée Internationale de la Santé des Végétaux ce 12 mai 2026 sous la présidence du Dr Taïga, Ministre des Pêches et des Industries Animales, représentant le MINADER.
Un impératif stratégique pour la stabilité du continent
Lors de sa récente intervention, le Dr Saliou Niassy a affirmé que la protection des végétaux a dépassé le cadre technique pour devenir un impératif de souveraineté.
Pour l'expert de l'Union Africaine, « la santé des végétaux constitue aujourd’hui un enjeu stratégique lié à la sécurité alimentaire, au commerce et à la résilience climatique ». Avec des pertes mondiales estimées à 220 milliards de dollars à cause des nuisibles tels que la chenille légionnaire ou le criquet pèlerin, l'Afrique doit impérativement sécuriser son agriculture pour garantir la paix sociale et la stabilité économique.
Pour l'expert de l'Union Africaine, « la santé des végétaux constitue aujourd’hui un enjeu stratégique lié à la sécurité alimentaire, au commerce et à la résilience climatique ». Avec des pertes mondiales estimées à 220 milliards de dollars à cause des nuisibles tels que la chenille légionnaire ou le criquet pèlerin, l'Afrique doit impérativement sécuriser son agriculture pour garantir la paix sociale et la stabilité économique.
Mesures de sauvegarde et protection de la production locale au Cameroun
En parfaite résonance avec cet appel à la vigilance, le gouvernement camerounais vient de prendre des mesures radicales.
Par une correspondance urgente datée du 08 mai 2026, le Ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, a instruit la suspension de la délivrance des permis d’importation de maïs. Cette décision, consécutive à une réunion interministérielle à la Primature, vise à stopper « la mévente de la production locale étouffée par des importations massives ». C’est un acte concret de biosécurité économique destiné à protéger les revenus des agriculteurs camerounais.
Par une correspondance urgente datée du 08 mai 2026, le Ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, a instruit la suspension de la délivrance des permis d’importation de maïs. Cette décision, consécutive à une réunion interministérielle à la Primature, vise à stopper « la mévente de la production locale étouffée par des importations massives ». C’est un acte concret de biosécurité économique destiné à protéger les revenus des agriculteurs camerounais.
La biosécurité au cœur de l'Agenda 2063 et de la transition verte
L’action du CPI-UA s’inscrit désormais dans la Stratégie phytosanitaire africaine lancée en juillet 2024, en cohérence avec la ZLECAf. L’objectif est de transformer l’agriculture par le renforcement des capacités de contrôle nationales. Pour le Dr Niassy, des systèmes phytosanitaires efficaces sont les seuls garants d'un accès aux marchés internationaux.
La biosécurité ne doit plus être perçue comme une contrainte, mais comme la condition sine qua non pour réussir la transition verte et réduire la pauvreté en milieu rural.
La biosécurité ne doit plus être perçue comme une contrainte, mais comme la condition sine qua non pour réussir la transition verte et réduire la pauvreté en milieu rural.
Une célébration nationale sous le signe de la sécurité alimentaire
C'est sous ce prisme de la protection et de la résilience que le Dr Taïga, Ministre des Pêches et des Industries Animales, a présidé ce 12 mai 2026, à l'esplanade du Musée National de Yaoundé, la 5ème Journée Internationale de la Santé des Végétaux, en représentation du Ministre de l'Agriculture et du Développement Rural. Sous le thème « la biosécurité végétale au service de la sécurité alimentaire », cet événement marque l'engagement du Cameroun à aligner ses politiques agricoles sur les standards internationaux de protection biologique pour assurer un avenir durable.
Line TCHAKOUNTE




Commentaires