En ce jeudi 2 avril 2026, l'émotion a atteint son paroxysme à la morgue de l'Hôpital Central de Yaoundé lors de la levée de corps d'Armelle Claude Nanga Ngono. Dans une atmosphère lourde de douleur et de révolte, la dépouille de la jeune femme, dont le destin s'est tragiquement arrêté au quartier Elig-Essono, a reçu les derniers hommages d'une foule meurtrie. Entre les sanglots des parents et la mobilisation exceptionnelle du collectif des « Mamans indignées », ce dernier voyage terrestre s'est transformé en un plaidoyer vibrant contre l'horreur des féminicides qui endeuillent la nation.
L’ultime départ d’une innocente sous le ciel de Yaoundé
Le silence qui enveloppait l’Hôpital Central ce matin n’était pas celui de la paix, mais celui d’une douleur qui lacère les cœurs. Armelle Claude Nanga Ngono a entamé son dernier voyage terrestre, quittant définitivement la cité capitale dans l’enceinte glaciale d’un cercueil. Pour cette jeune femme, dont le corps a été retrouvé sans vie à proximité de l’immeuble Jaco, l’heure n’est plus aux projets d’avenir mais au recueillement déchirant d’une famille dévastée.
Ce départ, digne de la perte d’un enfant dont le rire s’est éteint trop tôt, laisse un vide abyssal que seule la foi pourra tenter de combler. Devant la dépouille de cette colombe dont les ailes ont été brisées par la barbarie humaine, le temps s’est arrêté, laissant place à une émotion pure, lourde et étouffante.
Ce départ, digne de la perte d’un enfant dont le rire s’est éteint trop tôt, laisse un vide abyssal que seule la foi pourra tenter de combler. Devant la dépouille de cette colombe dont les ailes ont été brisées par la barbarie humaine, le temps s’est arrêté, laissant place à une émotion pure, lourde et étouffante.
Une marée noire pour dire non à la barbarie
Au milieu de la détresse des parents, une présence a marqué les esprits par sa force et sa symbolique : celle du collectif des « Mamans indignées ».
Vêtues de noir, portant le deuil d’une fille qu’elles n’ont pas mise au monde mais qu’elles pleurent comme la leur, ces femmes ont formé un rempart de dignité autour de la défunte. Munies de pancartes aux messages sans équivoque, elles ont transformé la levée de corps en un cri de ralliement contre l’horreur. Ce cortège d’ombres, porté par une solidarité maternelle sans faille, a exigé que le nom d’Armelle ne soit pas seulement une inscription sur une croix, mais le détonateur d’une prise de conscience nationale.
À travers elles, c’est toute la société qui s’est dressée pour dire stop aux féminicides et aux infanticides.
Vêtues de noir, portant le deuil d’une fille qu’elles n’ont pas mise au monde mais qu’elles pleurent comme la leur, ces femmes ont formé un rempart de dignité autour de la défunte. Munies de pancartes aux messages sans équivoque, elles ont transformé la levée de corps en un cri de ralliement contre l’horreur. Ce cortège d’ombres, porté par une solidarité maternelle sans faille, a exigé que le nom d’Armelle ne soit pas seulement une inscription sur une croix, mais le détonateur d’une prise de conscience nationale.
À travers elles, c’est toute la société qui s’est dressée pour dire stop aux féminicides et aux infanticides.
L’indignation sacrée de Simone Virginie Ngah
Parmi ces visages marqués par la tristesse, celui de Simone Virginie Ngah, 2e adjoint au Maire de Yaoundé 6, portait la lourde responsabilité de traduire en mots l’innommable. En tête de cette commission de femmes en larmes, elle a porté le fer dans la plaie pour rappeler la cruauté des faits et l’urgence d’une protection accrue pour les filles du pays.
Face à l’assistance et devant l’ampleur du drame, elle a tenu à préciser la mission de leur présence : « Les femmes de tous bords réunies ce jour dans le cadre du collectif des Mamans indignées se sont rendues à l'hôpital ce jour à l'effet d'assister à la levée de corps de la jeune Nanga Ngono, violée, assassinée et dépouillée de ses organes génitaux ». Par ces paroles fortes, elle a dénoncé un bilan alarmant et une cruauté qui dépasse l'entendement.
Face à l’assistance et devant l’ampleur du drame, elle a tenu à préciser la mission de leur présence : « Les femmes de tous bords réunies ce jour dans le cadre du collectif des Mamans indignées se sont rendues à l'hôpital ce jour à l'effet d'assister à la levée de corps de la jeune Nanga Ngono, violée, assassinée et dépouillée de ses organes génitaux ». Par ces paroles fortes, elle a dénoncé un bilan alarmant et une cruauté qui dépasse l'entendement.
Un repos éternel sous le signe de la justice
Alors que le convoi s’ébranle désormais pour conduire Armelle vers sa dernière demeure, l’émotion reste vive et la blessure ouverte.
Ce dernier voyage ne doit pas être une fin, mais le début d’une quête incessante pour la vérité et la sécurité des femmes. Que le Seigneur accueille l’âme de cette jeune femme et qu’il accorde à son père et à sa mère la force surhumaine nécessaire pour traverser cette épreuve d’une dureté extrême. Le cri de cœur des femmes, résonnant encore dans les couloirs de l’hôpital, rappelle que si Armelle s’en va vers la lumière d’un autre monde, son histoire reste ici-bas comme un appel à l’humanité.
Que son repos soit doux et que sa mémoire serve de bouclier à toutes celles qui marchent encore sur les sentiers de la vie.
Ce dernier voyage ne doit pas être une fin, mais le début d’une quête incessante pour la vérité et la sécurité des femmes. Que le Seigneur accueille l’âme de cette jeune femme et qu’il accorde à son père et à sa mère la force surhumaine nécessaire pour traverser cette épreuve d’une dureté extrême. Le cri de cœur des femmes, résonnant encore dans les couloirs de l’hôpital, rappelle que si Armelle s’en va vers la lumière d’un autre monde, son histoire reste ici-bas comme un appel à l’humanité.
Que son repos soit doux et que sa mémoire serve de bouclier à toutes celles qui marchent encore sur les sentiers de la vie.
Line TCHAKOUNTE




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