Face à une vague alarmante et persistante de féminicides et de violences basées sur le genre, le gouvernement camerounais entend franchir un cap décisif. C'est dans la salle des conférences du bâtiment principal du Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille (MINPROFF) que s'est tenue ce mercredi 30 septembre 2026 dès 9 heures précises, une réunion interministérielle élargie aux ministères sectoriels, sous la présidence effective de Madame le Ministre, représentée par le Secrétaire Général, Monsieur Moussa Aoudou, en présence de l'Inspecteur Général.
L'heure n'est plus au simple constat mais à l'action d'urgence.
Ouvrant les travaux devant les représentants des administrations sectorielles et ses collaborateurs, Monsieur Moussa Aoudou a tenu à rappeler la gravité de la situation.
Ouvrant les travaux devant les représentants des administrations sectorielles et ses collaborateurs, Monsieur Moussa Aoudou a tenu à rappeler la gravité de la situation.
« Il m'est particulièrement agréable de prendre la parole à l'occasion de cette rencontre interministérielle relative à la recrudescence des cas de féminicides. Le féminicide n'est pas une violence comme les autres.
C'est le point culminant d'un continuum de violences, de discriminations et de silence. C'est le meurtre d'une femme parce qu'elle est une femme. Aucune société ne peut se dire juste, aucune politique publique ne peut se dire efficace tant que cette réalité perdure », a-t-il martelé.
C'est le point culminant d'un continuum de violences, de discriminations et de silence. C'est le meurtre d'une femme parce qu'elle est une femme. Aucune société ne peut se dire juste, aucune politique publique ne peut se dire efficace tant que cette réalité perdure », a-t-il martelé.
Le Secrétaire Général a également souligné que les violences basées sur le genre, qu'elles soient physiques, sexuelles, psychologiques ou économiques, constituent une violation flagrante des droits humains fondamentaux, de la Constitution et de tous les engagements internationaux du Cameroun. Si sous la houlette du Président de la République, le Gouvernement a consenti des efforts significatifs à travers un arsenal juridique renforcé notamment par la loi de 2016 et les mécanismes de prise en charge, force est de constater que ces mesures demeurent insuffisantes au regard de la recrudescence des faits.
C'est tout le sens de cette concertation.
Plus qu'une réflexion, il est demandé de bâtir une réponse d'État ferme, cohérente et intersectorielle. Les travaux se sont ainsi articulés autour de cinq mesures prioritaires. La prévention par la déconstruction des normes sociales qui légitiment la violence et par la sensibilisation dès le jeune âge.
La prise en charge par le renforcement des dispositifs d'alerte précoce, de mise à l'abri et d'accompagnement psychologique et judiciaire des survivantes. La répression par la fin de l'impunité en garantissant un système judiciaire rigoureux et exemplaire. La collecte de données fiables pour mieux cerner le phénomène.
Et enfin la coordination des efforts de tous les ministères concernés pour marquer un engagement fort de l'État.
Plus qu'une réflexion, il est demandé de bâtir une réponse d'État ferme, cohérente et intersectorielle. Les travaux se sont ainsi articulés autour de cinq mesures prioritaires. La prévention par la déconstruction des normes sociales qui légitiment la violence et par la sensibilisation dès le jeune âge.
La prise en charge par le renforcement des dispositifs d'alerte précoce, de mise à l'abri et d'accompagnement psychologique et judiciaire des survivantes. La répression par la fin de l'impunité en garantissant un système judiciaire rigoureux et exemplaire. La collecte de données fiables pour mieux cerner le phénomène.
Et enfin la coordination des efforts de tous les ministères concernés pour marquer un engagement fort de l'État.
Une position partagée par Madame Françoise Bernadette Bekono, Sous-Directeur de la promotion des droits de la femme au MINPROFF. Pour elle, l'objectif est clair.
« L'objectif de cette rencontre est de réfléchir ensemble pour pouvoir dégager les stratégies de renforcement des mesures gouvernementales à prendre pour essayer de lutter contre cette recrudescence des féminicides et des violences basées sur le genre. Vous savez, depuis 2023, l'ampleur est alarmante. Donc nous voulons faire évoluer nos stratégies.
L'arsenal juridique existe déjà avec la loi de 2016 et nous voulons voir comment nous pouvons encore réfléchir mieux avec les autres administrations pour dégager ce que nous pouvons renforcer pour que ces féminicides cessent et que ces violences basées sur le genre cessent aussi », a-t-elle déclaré.
L'arsenal juridique existe déjà avec la loi de 2016 et nous voulons voir comment nous pouvons encore réfléchir mieux avec les autres administrations pour dégager ce que nous pouvons renforcer pour que ces féminicides cessent et que ces violences basées sur le genre cessent aussi », a-t-elle déclaré.
Cette réunion interministérielle marque ainsi un tournant. Le gouvernement entend transformer l'indignation collective face aux féminicides en un plan d'action concret, alliant prévention, protection et répression exemplaire.
Line TCHAKOUNTE




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