Pour célébrer son premier année d'existence, Le centre Afiri offre comme cadeau un nouveau départ à plus de 1500 survivantes. La coupure du gâteau à eu lieu à son siège situé à omnisport dans le cinquième arrondissement de la ville de Yaoundé Capitale politique du Cameroun. Ces différents appuis proviennent du Fonds des Nations Unies pour la Population
(Unfpa).
1540 femmes accueillies et 300 rendues autonomes et plus de 5 000 personnes sensibilisées. entre 2024 et 2025. C'est le bilan dressé ce 9 Décembre 2025 à l'occasion de son premier anniversaire.
Comme cerise sur ce gâteau, le centre a inauguré le guichet unique de ces services intégrés. Il vient renforcer ce modèle de prise en charge pionnier au Cameroun.
Comme cerise sur ce gâteau, le centre a inauguré le guichet unique de ces services intégrés. Il vient renforcer ce modèle de prise en charge pionnier au Cameroun.
Ces résultats sont portés par un partenariat solide avec le Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa), principal partenaire technique et financier, qui accompagne la mise en œuvre de solutions holistiques contre les violences basées sur le genre.
En outre, pour redonner espoir et renforcer l'autonomisation des femmes tout en consolidant son approche holistique, le centre a inauguré un «One Stop Center» et lancé un réseau national d'entraide.
Cette célébration qui coïncide avec la clôture des 16 jours d'activisme, franchit une nouvelle étape avec l'ouverture d'un guichet unique et la création d'un réseau de solidarité dirigé par les survivantes elles-mêmes.
Première bougie: symbole de renaissance
Les murs blancs et orange reflétaient une lumière d'espoir.
Ce cadre a accueilli des centaines de femmes, certaines avec leurs enfants, toutes portant une détermination commune dans le regard. Plus qu'une simple fête, cette journée marquait un sanctuaire dédié aux survivantes de violences basées sur le genre (VBG).
Ce cadre a accueilli des centaines de femmes, certaines avec leurs enfants, toutes portant une détermination commune dans le regard. Plus qu'une simple fête, cette journée marquait un sanctuaire dédié aux survivantes de violences basées sur le genre (VBG).
Parti d'un intérêt commun à un intérêt collectif
Le centre Afiri est né de la vision et de l'expérience intime de sa fondatrice, Yvonne Flore Belema, promotrice de l'ONG ACAHIJEC.
Ancienne survivante elle-même, c'est le soutien reçu d'autres femmes qui l'a aidée à se relever. De ce parcours est née une conviction: la nécessité de créer un dispositif global pour «redonner de l'espoir» à des milliers de femmes à travers le «triangle national», incluant les victimes de tous genres de violences et les femmes réfugiées déplacées des zones de crise. «C'est le récit de sa propre expérience qui lui a inspiré la mise sur pied de cet appareil», souligne la présentation du centre.
Son objectif est clair: favoriser la réinsertion socio-économique de «survivantes brisées» par des formations, des financements de projet et un accompagnement psychologique et juridique.
Ancienne survivante elle-même, c'est le soutien reçu d'autres femmes qui l'a aidée à se relever. De ce parcours est née une conviction: la nécessité de créer un dispositif global pour «redonner de l'espoir» à des milliers de femmes à travers le «triangle national», incluant les victimes de tous genres de violences et les femmes réfugiées déplacées des zones de crise. «C'est le récit de sa propre expérience qui lui a inspiré la mise sur pied de cet appareil», souligne la présentation du centre.
Son objectif est clair: favoriser la réinsertion socio-économique de «survivantes brisées» par des formations, des financements de projet et un accompagnement psychologique et juridique.
Le «One Stop Center» une révolution dans la prise en charge
Plaque tournante des nouvelles installations, l'inauguration du «One Stop Center» représente une avancée majeure: il met fin au parcours du combattant que devaient auparavant affronter les survivantes. Sous un même toit, elles ont désormais accès à : Un soutien psychologique pour panser les blessures invisibles.
Un accompagnement social pour les orienter dans leurs démarches. Des soins médicaux essentiels et urgents. Une assistance juridique pour les aider à faire valoir leurs droits.
Cette centralisation des services, dans des locaux flambant neufs comprenant des bureaux, un atelier de formation équipé et des chambres d'accueil, garantit une prise en charge rapide, discrète et efficace, limitant les risques de découragement et de re- traumatisation. «Mo Bestie»: la force de la solidarité entre pairs L'autre temps fort de la journée fut le lancement officiel du «Réseau d'entraide des survivantes du Cameroun - Mo Bestie» (Ма meilleure amie). Piloté par les survivantes elles-mêmes sous la supervision de la ministre Nalova Lyonga (Minesec), ce réseau incarne la philosophie du centre: la transmission de l'espoir.
«Yvonne Flore Belema tend aujourd'hui la même main qu'elle a reçue autrefois», note le récit. Les femmes ayant traversé et surmonté l'épreuve deviennent ainsi des mentors, offrant à leurs pairs conseils, encouragements et soutien concret. Cette solidarité active transforme la résilience individuelle en une « véritable force collective >> capable de briser l'isolement et d'accélérer la reconstruction.
Un accompagnement social pour les orienter dans leurs démarches. Des soins médicaux essentiels et urgents. Une assistance juridique pour les aider à faire valoir leurs droits.
Cette centralisation des services, dans des locaux flambant neufs comprenant des bureaux, un atelier de formation équipé et des chambres d'accueil, garantit une prise en charge rapide, discrète et efficace, limitant les risques de découragement et de re- traumatisation. «Mo Bestie»: la force de la solidarité entre pairs L'autre temps fort de la journée fut le lancement officiel du «Réseau d'entraide des survivantes du Cameroun - Mo Bestie» (Ма meilleure amie). Piloté par les survivantes elles-mêmes sous la supervision de la ministre Nalova Lyonga (Minesec), ce réseau incarne la philosophie du centre: la transmission de l'espoir.
«Yvonne Flore Belema tend aujourd'hui la même main qu'elle a reçue autrefois», note le récit. Les femmes ayant traversé et surmonté l'épreuve deviennent ainsi des mentors, offrant à leurs pairs conseils, encouragements et soutien concret. Cette solidarité active transforme la résilience individuelle en une « véritable force collective >> capable de briser l'isolement et d'accélérer la reconstruction.
Des partenariats solides pour un impact durable
La crédibilité et la pérennité du projet Afiri reposent sur des alliances stratégiques. Lors de la cérémonie, les principaux partenaires ont réaffirmé leur engagement. L'UNFPA Cameroun, partenaire technique et financier principal, a salué un modèle de soutien <<< parfaitement adapté aux besoins réels des femmes et des filles >>.
Le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille (Minproff), représenté par la ministre Marie Thérèse Abena Ondoa, a insisté sur la nécessité de «multiplier ce type de structures»face à une demande qui « dépasse largement l'offre actuelle ». Elle a exhorté l'équipe à «plus de rigueur et d'engagement» tout en réaffirmant son soutien inconditionnel. Ces appuis institutionnels et techniques sont essentiels pour structurer l'action du centre et envisager son expansion.
Les chiffres impressionnants prennent une dimension humaine à travers les témoignages. Marie-Claire, une bénéficiaire, reconnaît : «Je me trouvais dans une profonde détresse, au point de songer à mettre fin à mes jours. Aujourd'hui, je retrouve confiance, je subviens à mes besoins grâce aux formations et aux activités génératrices de revenus, et je reprends goût à la vie.
Ce parcours d'émancipation économique est au cœur du modèle Afiri. Le centre est bien plus qu'un refuge; il est un véritable laboratoire social où les survivantes réinventent leur place dans la société. Les formations en remise à niveau, la dotation en machines à coudre et autres équipements, visent à offrir une indépendance financière, pierre angulaire d'une reconstruction durable» confie t elle.
Le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille (Minproff), représenté par la ministre Marie Thérèse Abena Ondoa, a insisté sur la nécessité de «multiplier ce type de structures»face à une demande qui « dépasse largement l'offre actuelle ». Elle a exhorté l'équipe à «plus de rigueur et d'engagement» tout en réaffirmant son soutien inconditionnel. Ces appuis institutionnels et techniques sont essentiels pour structurer l'action du centre et envisager son expansion.
Les chiffres impressionnants prennent une dimension humaine à travers les témoignages. Marie-Claire, une bénéficiaire, reconnaît : «Je me trouvais dans une profonde détresse, au point de songer à mettre fin à mes jours. Aujourd'hui, je retrouve confiance, je subviens à mes besoins grâce aux formations et aux activités génératrices de revenus, et je reprends goût à la vie.
Ce parcours d'émancipation économique est au cœur du modèle Afiri. Le centre est bien plus qu'un refuge; il est un véritable laboratoire social où les survivantes réinventent leur place dans la société. Les formations en remise à niveau, la dotation en machines à coudre et autres équipements, visent à offrir une indépendance financière, pierre angulaire d'une reconstruction durable» confie t elle.
En perspective
Forte de ses réussites et du don d'un hectare de terrain, I'ONG ACAHIJEC envisage l'avenir avec ambition. Au rang des projets les plus structurants: la construction d'un restaurant d'application, l'implantation d'une chambre froide pour la conservation de produits agricoles, et bien d'autres initiatives. Ces infrastructures doivent permettre de renforcer les capacités productives des femmes et d'assurer une autonomie financière à plus grande échelle.
Il convient de rappeler que cette triple cérémonie: anniversaire, inauguration, lancement de réseau démontre à suffire que l'intérêt est non lucratif. En une année, le centre Afiri a prouvé que l'accompagnement global, alliant soins, justice, économie et sororité, pouvait transformer des vies brisées en histoires de succès. Alors que les défis sociaux et économiques se complexifient, ce « havre de paix et d'espoir», soutenu par les pouvoirs publics et des partenaires engagés, se positionne comme un modèle essentiel pour construire un avenir plus prometteur pour la femme camerounaise.
La coupure du gâteau d'anniversaire n'était pas une fin, mais le symbole d'un nouveau départ, rempli de défis certes, mais surtout d'une immense espérance collective.
La coupure du gâteau d'anniversaire n'était pas une fin, mais le symbole d'un nouveau départ, rempli de défis certes, mais surtout d'une immense espérance collective.
Line TCHAKOUNTE




Commentaires