Ketté, le 28 avril 2026 – La restructuration du secteur artisanal semi-mécanisé entre dans sa phase opérationnelle. En mission coup de poing dans le département de la Kadey, le Ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement Technologique, Professeur Fuh Calistus Gentry, a imposé un seuil minimal de production de 5 kilogrammes d’or par mois à chaque opérateur. Au-delà de 30 mètres de profondeur, l’exploitation artisanale est désormais proscrite et la migration vers une petite mine ou une exploitation industrielle devient obligatoire.
L’entreprise Xin Yang, première visitée sur le site de Ketté, s’est vu notifier ces mesures avec fermeté.
L’entreprise Xin Yang, première visitée sur le site de Ketté, s’est vu notifier ces mesures avec fermeté.
30 mètres : la limite qui change tout
Sur le terrain, le Ministre a été clair. L’exploitation artisanale ne peut plus descendre au-delà de 30 mètres de profondeur.
Passé ce cap, les risques techniques, environnementaux et sécuritaires imposent une migration vers un modèle industriel ou de petite mine, encadré par des normes plus strictes. Cette instruction a été donnée directement à l’entreprise Xin Yang, active sur le gisement de Ketté. Pour le Professeur Fuh Calistus Gentry, il s’agit de mettre fin aux dérives qui minent la traçabilité de l’or camerounais et privent l’État de revenus substantiels.
La profondeur devient ainsi un marqueur juridique et technique qui sépare définitivement l’artisanat de l’industrie.
Passé ce cap, les risques techniques, environnementaux et sécuritaires imposent une migration vers un modèle industriel ou de petite mine, encadré par des normes plus strictes. Cette instruction a été donnée directement à l’entreprise Xin Yang, active sur le gisement de Ketté. Pour le Professeur Fuh Calistus Gentry, il s’agit de mettre fin aux dérives qui minent la traçabilité de l’or camerounais et privent l’État de revenus substantiels.
La profondeur devient ainsi un marqueur juridique et technique qui sépare définitivement l’artisanat de l’industrie.
Un seuil de production non négociable pour assainir la filière
Au cœur du dispositif figure l’imposition d’un seuil minimal de production mensuelle fixé à 5 kilogrammes d’or, sans possibilité de négociation. La mesure vise à éliminer les exploitants fantômes et à garantir que chaque site déclaré contribue réellement à l’économie nationale.
Sur son site de Ketté, l’entreprise Xin Yang, qui opère 24 bold, a accepté un seuil de 7 kilogrammes par mois. Le Ministre a averti que tout manquement entraînerait le démantèlement immédiat des installations et la saisie des engins. Un peu plus loin, l’entreprise Zinnarry Mining, qui compte 10 bold, devra produire au minimum 5 kilogrammes d’or chaque mois, sans révision à la baisse.
Selon le Ministre, cette seule disposition permettra de multiplier par cinq la production annuelle déclarée et de réduire l’écart chronique entre l’or extrait et l’or officiellement enregistré.
Sur son site de Ketté, l’entreprise Xin Yang, qui opère 24 bold, a accepté un seuil de 7 kilogrammes par mois. Le Ministre a averti que tout manquement entraînerait le démantèlement immédiat des installations et la saisie des engins. Un peu plus loin, l’entreprise Zinnarry Mining, qui compte 10 bold, devra produire au minimum 5 kilogrammes d’or chaque mois, sans révision à la baisse.
Selon le Ministre, cette seule disposition permettra de multiplier par cinq la production annuelle déclarée et de réduire l’écart chronique entre l’or extrait et l’or officiellement enregistré.
Quatre obligations strictes pour rester dans le secteur semi-mécanisé
Le respect du seuil de production n’est que la première des quatre obligations désormais exigées. Les opérateurs doivent également honorer leurs obligations environnementales, avec le versement d’une caution de 63 millions de FCFA pour 21 hectares exploités, destinée à garantir la réhabilitation des sites.
Le respect intégral des obligations fiscales constitue le troisième pilier, afin que l’or extrait alimente effectivement le budget de l’État et les collectivités locales. Enfin, l’innovation technologique devient impérative, avec la migration totale vers un système d’exploitation à vase clos dans un délai de six mois. Ce procédé vise à supprimer l’usage incontrôlé du mercure, à protéger les nappes phréatiques et à sécuriser les travailleurs.
Le respect intégral des obligations fiscales constitue le troisième pilier, afin que l’or extrait alimente effectivement le budget de l’État et les collectivités locales. Enfin, l’innovation technologique devient impérative, avec la migration totale vers un système d’exploitation à vase clos dans un délai de six mois. Ce procédé vise à supprimer l’usage incontrôlé du mercure, à protéger les nappes phréatiques et à sécuriser les travailleurs.
Ketté, laboratoire de la nouvelle gouvernance minière
Cette deuxième journée de démantèlement dans la Kadey confirme que la phase de sensibilisation menée par le Professeur Fuh Calistus Gentry produit des effets tangibles. Les sociétés rencontrées se sont engagées par écrit à respecter le seuil minimal de production en fonction du nombre de bold installés et à basculer vers le vase clos dans les délais prescrits. Pour le Ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement Technologique, l’heure n’est plus aux compromis.
L’or camerounais doit désormais profiter au Cameroun. La démarche entreprise à Ketté préfigure la généralisation de ces mesures sur l’ensemble du territoire national, afin que l’activité minière artisanale semi-mécanisée devienne un véritable levier de développement, créateur d’emplois décents et de recettes publiques durables.
L’or camerounais doit désormais profiter au Cameroun. La démarche entreprise à Ketté préfigure la généralisation de ces mesures sur l’ensemble du territoire national, afin que l’activité minière artisanale semi-mécanisée devienne un véritable levier de développement, créateur d’emplois décents et de recettes publiques durables.
Line TCHAKOUNTE



Commentaires