Ce 30 avril 2026 restera gravé dans les mémoires comme le jour où l’obscurité a enfin reculé devant l’amour d’une mère pour ses enfants. À Batchingou et Bangang-Fokam, les larmes de joie se mêlent aujourd’hui à l’éclat des nouveaux panneaux solaires, fruit d’une promesse sacrée tenue par la Reine Mère Célestine Ketcha Courtès. Plus qu’un simple projet technique, c’est un souffle de vie et de dignité qui se lève sur les collines de l’Ouest, porté par le Réseau International des Princesses et Reines-Mères (RIPREM).


Une promesse d’espoir née sous les étoiles de Paris
 
Tout a commencé un soir de juillet 2024, loin de la terre rouge du Cameroun, sous le ciel de Paris. En marge des Jeux Olympiques, le cœur de la Reine Mère battait déjà pour ses frères et sœurs restés au village. Ce soir-là, elle ne demandait pas seulement des fonds, elle demandait un avenir pour chaque enfant du Ndé qui n’a jamais pu terminer ses devoirs faute de bougie, pour chaque mère qui doit affronter le secret des ténèbres.

L’appel à la générosité pour ces 373 750 000 francs CFA était un cri de ralliement, une prière collective qui trouve aujourd’hui sa réponse dans l’éclat pur de l’énergie photovoltaïque.

Le miracle de la lumière à Batchingou et Bangang-Fokam

Aujourd’hui, la phase 2 s’ouvre comme un livre d’espérance. Grâce au soutien indéfectible de l’Association Internationale des Maires Francophones, Batchingou et Bangang-Fokam voient leurs chefferies s’illuminer d’une clarté nouvelle.

Ce n’est pas seulement de l’électricité qui parcourt les câbles, c’est la fin d’une ère de précarité. Demain, Bahouoc, Bagnoun, Bakong et tant d’autres suivront ce chemin lumineux. Imaginez le regard d’un vieillard qui voit sa demeure s’éclairer sans peur du lendemain, ou celui d’une jeune fille qui peut enfin rêver d’un avenir brillant parce que son école ne s’éteint plus avec le coucher du soleil.


Un héritage d’amour pour la terre et les hommes

Le projet « Chefferies solaires dans le Ndé » est l’expression ultime de la protection maternelle. En choisissant le soleil, le RIPREM choisit la vie et respecte la Création, s’inscrivant dans la vision de préservation de la nature chère au Chef de l’État, Paul Biya. Depuis sa création en 2017, cette association de femmes de cœur ne cesse de panser les plaies de la ruralité.

En apportant la lumière, elles apportent la sécurité, la santé et l’égalité. C’est une révolution douce, une caresse solaire qui vient rappeler à chaque habitant du Ndé qu’il n’est plus oublié, car ses Reines veillent sur lui, avec la force de la nature et la chaleur du sang qui les unit.

Line TCHAKOUNTE