L'atelier de restitution nationale du rapport d’analyse du contexte juridique camerounais relatif aux droits humains s'est ouvert le mardi 15 avril dernier à Mbalmayo. Une rencontre de deux jours qui rassemble les membres des organisations de la société civile, les représentants du gouvernement et les responsables du Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement (Remapsen).Organisé dans le cadre de l’évaluation des obstacle juridiques au droit à la santé des adolescents et jeunes au Cameroun, l'atelier met un accent particulier sur la santé sexuelle et reproductive.



<< ce qui motive cet atelier de restitution c'est le fait qu'iI ya des constats qui ont été révélés sur le plan juridique qu'il reste des entraves pour l'accès aux services des adolescents et jeunes y compris ceux vivants avec le VIH. Donc il était important d'étudier d'abord ce qui esxiste et ensuite ce qui manque. Une fois que ces vides ont été constatés, il ya des recommandations qui ont été formulées dans le but de considérer ensemble tous les éléments possibles et proposer une solution durable pour les deux parties.

Il faudrait savoir que l'adolescent n'est pas seul. Il vit dans un contexte et il a des parents>>, a confié Marie Chantal Awoulbe Massaga, présidente du conseil d'administration du Réseau camerounais des adolescents et jeunes ( RECAJ+).L'objectif de cet atelier est de réunir tous les acteurs <>, a -t- elle ajouté.



En terme d'obstacles pratiques qui limitent l'accès aux soins de santé pour les jeunes et adolescents , il ya l'âge de consentement <>, a expliqué Maxime Bivina, directeur executif du RECAJ+. Maxime Bivina a souligné comme autre obstacle, le manque de formation des prestataires de santé à la prise en charge adaptée pour cette catégorie. << La prise en charge reste générale et les adolescents et jeunes aussi restent laissés pour compte.

On observe cela particulièrement dans nos cliniques juridiques communautaires où on a des cas de viols avec des adolescentes et jeunes filles. La prise en charge est non seulement générale mais aussi elle suit la même procédure qu'avec tous les cas peu importe la situation. La prise en charge devrait être vraiment adaptée, spécifiquement pour les adolescents et jeunes >>

Au cours de cet atelier, les participants discutent ,en effet, des défis auxquels font face les adolescents et jeunes, précisément les filles et les jeunes femmes, en matière d’accès aux services de santé.

Les obstacles juridiques et socioculturels ont également été identifiés comme des obstacles à l’accès à des soins adéquats, en particulier dans le domaine de la santé sexuelle et reproductive.
Ces discussions permettront à coup sûr de formuler des recommandations concrètes qui vont permettre d'inverser la tendance. Pour y parvenir, l'accent doit être mis sur la nécessité d’une réforme législative et d’une sensibilisation au sein des communautés.



Denise Ebelle