Un atelier inter-régional de renforcement des capacités des responsables d'organisations de la société civile et d'autres acteurs gouvernementaux sur les mécanismes de protection ( prévention, alerte...
) aux abus et violences faites aux enfants y comme ceux en situation de crise a été organisée par la Cameroun child rights civil society organisation net work (Cam-Crin). Conduites par son président Léon Bertrand Enama, ces assises de deux jours, du 28 au 29 janvier 2025 se sont tenues en présence de l'Ambassadrice élue de la Cam-Crin pour 2025 le Dr. Martine Ahanda Tana par ailleurs Magistrate et ecrivaine.
La salle des conférences du centre d'appui à l'action pédagogique du ministère des enseignements secondaires de Yaoundé Cameroun a connu la présence massive de plusieurs organisations de la société civile. Ceux-ci sont venus réfléchir sur les mécanismes plus efficaces de protection des enfants contre les abus dans les zones de paix et de crise. Au terme de ces travaux réalisés avec l'accompagnement de l'Ambassade des États-Unis d'Amérique au Cameroun, l'on retient que «les enfants doivent être protégés dans tous les contextes : situation de développement ou de crise» s'engage Léon Bertrand Enama Président de la Cam-Crin.
Et de poursuivre «il faut déjà apprécier le fait que le Cameroun ait ratifié la plupart des instruments juridiques de protection de l'enfant. Mais le défis reste dans son implémentation dans l'arsenal juridique national» déplore l'éducateur aux droits humains.
En raison de son Expertise avérée en matière de droits de l'homme, notamment dans le domaine des droits des enfants, Le Dr.
Martine Ahanda Tana Ambassadrice élue de la Cam-crin pour 2025 a répondu présent aux différents travaux. Pour elle, les enfants sont les couches les plus vulnérables que le droit international des droits de l'homme entend protéger. Beaucoup de choses sont faites par les États africains en général et le Cameroun en particulier.
On peut citer la ratification de nombreux instruments juridiques internationaux, sans réserve , qui promeuvent et protègent les droits des enfants (à l'instar de la Convention des Nations unies sur les droits de l'enfant et la Charte africaine des droits et du bien-être de l'enfant dont les articles 3 et 4, respectivement, recommandent, entre autre, aux autorités administratives et judiciaires, de toujours prendre des décisions qui protègent l'intérêt supérieur de l'enfant), ainsi que les mécanismes institutionnels mis en place pour en garantir l'effectivité.
Selon la magistrate « les différents acteurs doivent barrer la voie aux pesanteurs du sous-développement, à certaines traditions rétrogrades, à l'ignorance, aux crises, et à d'autres facteurs qui constituent parfois des freins à la mise en œuvre rigoureuse des solutions préconisées. Cependant, gardons à l'esprit que partout dans le monde, les droits de l'homme sont une quête permanente, un combat sans fin, une lutte perpétuelle.
Il faut seulement travailler davantage afin de toujours préserver la consolidation des acquis» pense, condamne et conseille l'écrivaine le Dr. Martine Ahanda Tana auteure de l'ouvrage intitulé Les conséquences juridiques des réserves aux traités internationaux relatifs aux droits de l'homme”.
Rappelons que La Cam-crin travaille pour la protection de l'enfance et mène des activités depuis plus d'une décennie.
Cette plateforme regroupe plusieurs Organisations de la société civile et des partenariats avec les différentes corporations des administrations des secteurs privé et public sans oublier les partenaires extérieurs. Il y'a quelques années, cette organisation a porté un plaidoyer au niveau du parlement et au niveau du gouvernement pour adopter le code de protection de l'enfant qui va prendre en compte la protection de tous les éléments qui concourent au bien être et à l'épanouissement de enfants.
Line Tchakounte




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