Ce 14 août 2025 à Yaoundé, l’État du Cameroun a formalisé un partenariat opérationnel avec sept structures publiques à travers la signature de contrats de performance et d’une convention de collaboration, sous l’égide du Ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire. Présidée par le MINEPAT Alamine Ousmane Mey, en présence du MINADER et du MINEPIA, la cérémonie s’inscrit dans la mise en œuvre du Plan intégré d’import-substitution agropastoral et halieutique, PIISAH, qui vise à réduire le déficit de la balance commerciale par la production locale.

Un engagement contractuel pour doper la production nationale

Les contrats de performance signés avec les sept structures opérationnelles publiques traduisent la volonté du gouvernement de passer d’une logique de moyens à une logique de résultats.

Le PIISAH, rappelons-le, a pour objectif général de substituer les produits importés par une offre nationale compétitive, notamment dans les filières agropastorales et halieutiques. Chaque structure signataire s’engage désormais sur des indicateurs précis de production, de productivité et de mise à disposition d’intrants, avec un suivi-évaluation renforcé piloté par le MINEPAT en coordination avec les ministères sectoriels.

L’IRAD en première ligne pour les semences et l’innovation technologique

Aux avant-postes de ce dispositif figure l’Institut de Recherche Agricole pour le Développement, IRAD, représenté par son Directeur général, Dr Noé Woin.

L’institut a une partition centrale dans le volet agricole du PIISAH, en particulier pour la mise à disposition de semences de qualité et de paquets technologiques innovants. Cette mission doit permettre d’accroître les rendements des principales spéculations stratégiques et de sécuriser l’approvisionnement des bassins de production, condition indispensable pour remplacer durablement les importations. La présence du MINADER et du MINEPIA à la cérémonie confirme l’approche intersectorielle retenue pour lever les goulets d’étranglement sur toute la chaîne de valeur.


Une solennité qui marque un changement de méthode

La cérémonie, présidée par Alamine Ousmane Mey, a scellé un cadre de redevabilité entre l’État et ses bras séculiers techniques. Au-delà des signatures, les parties s’engagent sur un calendrier d’exécution, des livrables mesurables et des mécanismes de collaboration resserrés entre la recherche, la vulgarisation et la production. Quelques clichés de la solennité ont immortalisé l’événement, symbole d’un pilotage désormais arrimé à la performance pour faire du PIISAH un véritable levier de transformation de l’économie réelle.


Line TCHAKOUNTE