La Nation Camerounaise célèbre les 41 ans de règne du président Paul Biya. Revisitons les grands axes de ce personnage atypique depuis son accession à la Magistrature Suprême le 06 1982
Cela fait 41 ans de règne que l'homme du 06 novembre 1982 a fait son entrée à la plus haute fonction de l'Etat.
L'histoire nous renseigne à suffisance que les débuts ne furent pourtant guère faciles pour Paul Biya, fraîchement porté à la tête de l’État, ce 6 novembre 1982.
Le Cameroun a connu une succession de crises dès les premières années de son règne.
La première éclate en 1983, lorsque s’impose dans le débat politique la question de la primauté du parti sur l’État, ou l’inverse. Le président demissionaire Ahmadou Ahidjo, qui n’est plus président de la République, garde néanmoins les rênes de l’Union nationale camerounaise (UNC, parti unique) et prétend qu’il revient à l’État d’appliquer la politique arrêtée par cette formation politique.
Ce à quoi Paul Biya rétorque que c’est à l’État (à son chef) de définir la politique de la Nation.
Cette situation de conflit qui naquit entre les deux hommes, conduit le tout nouveau président à poser deux actes d’une portée politique majeure : tout d'abord, l’organisation de l’élection présidentielle du 14 janvier 1984 pour s’offrir une légitimité par voie de vote, et son élection au poste de président de l’UNC le 14 septembre de la même année, qui lui permet de contrôler le parti. Or, entre les deux dates, survient, le 6 avril, une tentative de coup d’État, conduite par des éléments de ce qui est alors la « garde républicaine », majoritairement issus de la partie septentrionale du pays et présentés comme les partisans d’Ahmadou Ahidjo.
Ce-dernier, se confiant en janvier 1983 au journaliste Henri Bandolo, auteur du désormais classique La flamme et la fumée paru en 1986, n’avait pas tari d’éloges pour son successeur. « Je fais entièrement confiance au président Paul Biya. C’est moi qui l’ai formé aux plus hautes responsabilités de l’État.
Il a travaillé 15 ans à mes côtés de façon loyale et irréprochable. C’est, en outre, un grand patriote. Je sais qu’il saura défendre les intérêts de notre pays.
Je l’avais nommé Premier ministre parce qu’il avait toute ma confiance. Et je lui ai renouvelé cette confiance en lui passant le relais à la tête de l’État. Je l’ai fait au mieux des intérêts de notre pays.
Il le méritait. Il m’a été fidèle et loyal. C’est un homme honnête, intègre et compétent.
Je le connais mieux que personne », martelait, alors, le chef de l’État démissionnaire.
@by Joël Patrick MBANE.




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