Le ministre de l'Administration territoriale (MINAT) Paul Atanga Nji, a posé les clés sous le paillasson de la seconde rencontre des gouverneurs de régions au titre de l'année 2024. Ces assises se sont achevées ce 19 décembre 2024 à l'Hôtel de Ville de Yaoundé au Cameroun. Durant deux jours d'intenses travaux, le MINAT, le Secrétaire d'État à la Défense chargé de la Gendarmerie (SED) , le représentant du Délégué général à la Sûreté Nationale (DGSN) et les gouverneurs de régions ont fait le point de la situation sécuritaire du pays dans un contexte marqué par les fêtes de fin d'année et l'actualité électorale de 2025.
Le rapport général des travaux présenté par le Secrétaire général du MINAT, Yves Christian Edoa Effa a fait la synthèse de la quintessence des exposés des gouverneurs de régions sur la situation qui prévaut dans leurs unités de commandement.
Au regard desdits exposés, le MINAT a pour sa part affirmé à l'issue de ces travaux, qu'en dépit des atteintes à la tranquillité dans l'espace public dans les régions du Nord-Ouest, du Sud-Ouest et de l'Extrême-Nord, la situation sécuritaire du pays est globalement sous contrôle. Toutefois, il a recommandé aux chefs de région d'être regardant et ferme face aux nombreux incidents d'actualité, notamment celles relatives aux activités de certains partis politiques dont les leaders sont des va-t-en-guerre, ainsi celles des ONG et associations non respectueuses de la législation en vigueur.
Il a aussi prescrit le renforcement de la traque des bandits de grand chemin qui agressent partout dans nos villes, la lutte contre la criminalité urbaine et interurbaine, le suivi de la bonne exécution des projets de développement et le renforcement du renseignement prévisionnel, entre autres...
Une fois de plus, il a déploré les féminicides devenus des faits banals de société. En chiffres, 66 femmes auraient été assassinées par leurs conjoints en 2024, et près de 107 femmes hospitalisées suite aux violences et aux sévices administrés par ces derniers. Ces actes criminels ainsi que leurs complicités ont d'ailleurs été vigoureusement dénoncés par Paul Atanga Nji qui a promis la rudesse de la loi aux contrevenants.
Outre cela, il a invité les associations et ONG qui évoluent dans le noir à se conformer à la loi dans de brefs délais, sinon elles seront tout simplement mises à la touche.
Pour les églises du réveil qui pullulent sans autorisation dans les sous-quartiers, il donne jusqu'au 20 février pour se conformer aux textes régissant leur activité.
Le MINAT réaffirmé que toutes ces mesures n'ont pas caractère à restreindre les libertés publiques chères au chef se l'État Paul Biya, mais sont désormais là pour encadrer le respect des institutions de la République, de l'autorité de l'État, du maintien de l'ordre public afin de maintenir le Cameroun dans la paix aujourd'hui et demain.
Minat




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