Le 26 septembre 2024, le révérend Dr Dieudonné Massi Gams a publié au palais des congrès de Yaoundé au Cameroun le 13 eme rapport de la lutte contre la corruption. Il ressort que la Camwater a fait des grands pas dans la lutte contre cette gangrène. Les actions innovatrices ont été mises sur pied tant sur les volets prévention, éducation et condition.

 

En 2023, la Cellule de Lutte Contre la Corruption (CLCC)de la Cameroon Water Utilities (Camwater) a posé des actes innovateurs en vue relever le défi afin d'éradiquer cette gangrène.

Axe stratégique prévention 

Prévenir les actes de corruption au sein de la Camwater est impératif. C'est dans ce contexte que le top management de cette structure a procédé à la vulgarisation des paiements électronique pour limiter la manipulation des fonds et les sécuriser.

Outre, la Camwater a actualisé et distribué sa charte éthique à tout le personnel. 

Volet éducation 

Dans l'optique de vulgariser les bonnes pratiques professionnelles et éthiques, empêcher le personnel ainsi que toutes les parties prenantes de commettre des Actes de corruption, des missions de sensibilisation du personnel sur les dangers de la fraude, de la corruption et autres comportements déviants au sein de la Camwater ont été effectuées. Certains membres de la CLCC ont bénéficié d'un renforcement de capacités organisés par la Conac, l'Anor et l'association environment for life.

 

Chapitre des conditions 

La Camwater a mis à la disposition des personnels du mobilier de bureau aux fins d'améliorer leurs conditions de travail. Outre le matériel de branchement a été mise à disposition pour réduire les files d'attente et les instances en cours dans le cadre d'une campagne d'apurement des branchements en instance. Les agences commerciales ont été dotées en budget de fonctionnement.

Ce qui a permis de les autonomiser financièrement, de réduire la collusion entre les agents et les clients, de réduire les lenteurs et pesanteurs internes. Pour alléger la charge du travail, la Camwater a procédé au recrutement de 45 personnes. Plus le travail est lourd, plus le risque de tricherie et de corruption est élevé.

 

Selon le rapport, rappelons qu'à la suite de leur implication dans les faits de détournement de bien publics, une mise à pied de 8 jours a été infligée a deux agents. 

Line Tchakounte