La troisième session ordinaire de l’année législative 2024 s’est poursuivie ce vendredi 22 Novembre par l'ouverture de la séance plénière des questions orales. À 10 Heures précises, le Président de l'Assemblée nationale le très honorable Cavaye Yeguié Djibril a procédé à l'ouverture de la séance plénière des questions orales au palais des congrès de Yaoundé servant l'hémicycle. du Palais des Congrès, en présence des Députés et membres du Gouvernement.

Cette journée s'ouvre par le questionnaire de l'honorable député du FSNC Salmana Amadou Ali au Ministère de la Défense Joseph Beti Assomo.



Avant toute chose. L'élu du peuple l'honorable Salmana a salué la disponibilité du Délégué à la défense à recevoir régulièrement et avec courtoisie tous les parlementaires qui le souhaitent.

Après ces remerciements, il a égrainé le chapelet des actions menées par Joseph Bêtise Assomo ministre de la défense depuis 2022. Au rang de celles-ci:
«Le 10 août 2022, vous avez lancé la lutte contre les Faux Diplômes au sein de nos
Forces Armées, en procédant à la radiation de près d’un millier de recrues du contingent
2022, dont des élèves officiers et sous-officier. La Lutte que vous avez poursuivie récemment avec la disqualification de près 1 300 candidats des Concours de la Gendarmerie et des Opérations de recrutement des soldats actuellement en formation dans les différentsCentre d'instruction Cette volonté d’éradiquer ce fléau qui gangrène toute notre administration est tout à votre honneur» relate le parlementaire.



cependant, l'honorable Salmana est sur sa soif. Il souhaite avoir plus d'éclairages sur certains aspects. Pour cela, Une kyrielle de questions a été adressée au Mindef: «Quel usage réservez-vous aux frais de dossiers des 1300 candidats récemment
disqualifiés qui s’élèvent à environ 39 millions de FCFA ? En d’autres termes, Leurs frais de dossiers leurs seront remboursés ? Y aura-t-il des poursuites judiciaires à l’encontre des faussaires? Pourquoi des radiations uniquement au Ministère de la Défense? Que font les autres administrations contre le faux ? Quel est le sort que vous réservez aux faussaires passés par les mailles des vérifications de l’authenticité des diplômes et qui poursuivent tranquillement leur carrière?
N’avez-vous pas peur des récriminations des candidats et des familles épinglées qui estiment l’avoir fait face au chômage ambiant?

réaction de Beti Assomo : « Ces faussaires doivent répondre des conséquences de leur faux.

»


« Ces Fonds ont fait l’objet d’une gestion encadrée. C’étaient des Fonds destinés à l’organisation matérielle des concours et recrutements auxquelles les candidats officiels ont pris part. Il n’y a donc rien à rembourser de façon officielle.

Ces faussaires doivent répondre des conséquences de leur faux. La demande de remboursement des frais de concours par les candidats faussaires sera considéré comme des actes de provocation, de défiance vis-à-vis des pouvoirs publics et seront traités comme tel, surtout que dans certains cas, le recours aux faux diplômes était doublé de falsification des âges, et dans certains cas d’usurpation d’identité.
S’agissant du second volet de votre question, je vous dirais que les dossiers pour d’éventuelles poursuites judiciaires ont été effectivement montés par les Officiers de police judicaire, et de gendarmerie, lorsque ces enquêtes aboutiront les autorités sauront ce qu’il faut faire.

Le but de l’opération c’est l’assainissement moral et le réarmement moral de notre jeunesse, un combat auquel s’attelle depuis quelques années, notre collègue en charge de la jeunesse et de l’éducation civique. Le problème de faux dans notre pays est un mal trop profond qui prend de plus en plus d’ampleur et un réarmement moral de notre société s’impose à tous.
S’agissant de la réponse portant sur les pratiques en cours dans d’autres administrations lesquelles ne suivraient pas le rythme de la défense, cette affirmation ne reflète la réalité.

En effet, sous la houlette du Premier ministre, tous les départements ministériels en charge du recrutement, des examens et des concours ont engagés une action tout azimut pour prendre le taureau du faux par les cornes, je prends pour exemple l’action du ministre de la Fonction publique face aux agents publics faussaires qui ont été évincés. En clair, le ministère de la défense ne fait pas cavalier seul dans ce combat. S’agissant du sort réservé aux militaires en activité qui serait passé par les mailles du filet du faux, le problème ne se pose pas, il ne s’agit pas d’une chasse aux sorcières, ne pensez pas que l’armée est truffée de faussaires, l’armée mène des actions pour que les faussaires ne rejoignent pas leur rang.

Faire prévaloir la précarité de certains candidats pour justifier leur penchant aux faux ne peut pas prospérer, cela serait une entorse grave aux valeurs républicaines de notre administration et de nos armées… » A tenu à clarifier le MINDEF.
Soulignons que ces questions orales se déroulent à l’hémicycle du Palais des Congrès en présence des Députés et membres du Gouvernement.

Line Tchakounte