Le Cameroun franchit un cap décisif dans sa quête de souveraineté alimentaire. En s’associant au Groupe de la Banque mondiale et au FIDA, le pays vient de lancer le « Pacte Agri-Connect », un ambitieux programme doté d’un budget global de 1 119,9 milliards de FCFA. L'objectif affiché est de transformer en profondeur huit chaînes de valeur stratégiques d’ici à l’horizon 2030.
Placée sous la coprésidence de figures de premier plan de l'exécutif, notamment le Dr TAÏGA, ministre de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales, Gabriel MBAIROBE, ministre de l’Agriculture et du Développement rural, et Paul TASONG, ministre délégué auprès du ministre de l’Économie, la cérémonie de lancement marque le coup d'envoi d'une transformation structurelle majeure. Aux côtés de l’État, des partenaires techniques et financiers ainsi que le secteur privé, représenté notamment par le GECAM, unissent leurs forces pour concrétiser cette vision.
Pour réduire la dépendance du pays aux importations et stimuler la production locale, le Pacte Agri-Connect cible huit chaînes de valeur à fort potentiel, réparties entre l'agriculture, l'élevage et la pêche.
Le cacao fait ainsi l'objet d'un accent particulier sur la transformation locale afin de maximiser la valeur ajoutée de la production nationale. Le riz, le maïs et le manioc doivent voir leurs capacités de production, de transformation et de diversification renforcées pour mieux répondre à la demande intérieure. L’huile de palme et le soja constituent également des leviers essentiels pour améliorer la productivité et structurer les circuits de commercialisation.
Enfin, dans les filières animales et halieutiques, le développement de la production laitière, de l’aquaculture et de la pêche contribuera à améliorer la disponibilité des protéines animales et à réduire les déficits d’approvisionnement grâce à des infrastructures de conservation modernisées.
Le cacao fait ainsi l'objet d'un accent particulier sur la transformation locale afin de maximiser la valeur ajoutée de la production nationale. Le riz, le maïs et le manioc doivent voir leurs capacités de production, de transformation et de diversification renforcées pour mieux répondre à la demande intérieure. L’huile de palme et le soja constituent également des leviers essentiels pour améliorer la productivité et structurer les circuits de commercialisation.
Enfin, dans les filières animales et halieutiques, le développement de la production laitière, de l’aquaculture et de la pêche contribuera à améliorer la disponibilité des protéines animales et à réduire les déficits d’approvisionnement grâce à des infrastructures de conservation modernisées.
Pour absorber les 1 119,9 milliards de FCFA de besoins de financement et garantir des résultats tangibles à l'horizon 2030, le programme repose sur un triptyque stratégique. Il s'appuie d'abord sur le renforcement des infrastructures ainsi que des capacités techniques et humaines du secteur agropastoral.
Ensuite, des réformes institutionnelles et réglementaires sont prévues pour assainir le climat des affaires et stimuler la compétitivité. Enfin, l'essor de l’écosystème financier combinera investissements publics, capitaux privés, engagement des banques et partenariats durables.
Ensuite, des réformes institutionnelles et réglementaires sont prévues pour assainir le climat des affaires et stimuler la compétitivité. Enfin, l'essor de l’écosystème financier combinera investissements publics, capitaux privés, engagement des banques et partenariats durables.
En parfaite adéquation avec la Stratégie nationale de développement SND30 et la politique d'import-substitution prônée par le gouvernement, le Pacte Agri-Connect ambitionne de transformer durablement le visage de l'économie rurale camerounaise.
Au-delà des chiffres, le défi des prochaines années consistera à traduire ces investissements en emplois durables, en revenus accrus pour les petits exploitants et en une souveraineté alimentaire pérenne pour l'ensemble des populations.
Au-delà des chiffres, le défi des prochaines années consistera à traduire ces investissements en emplois durables, en revenus accrus pour les petits exploitants et en une souveraineté alimentaire pérenne pour l'ensemble des populations.
Line TCHAKOUNTE




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