La deuxième édition de la Conférence sur les femmes et le commerce de l'OMC-ITC s’est ouverte dans une effervescence inédite. Entre bilans chiffrés et engagements politiques, les leaders mondiaux, dont Ngozi Okonjo-Iweala (OMC) et Pamela Coke-Hamilton (ITC), ont acté le passage des discours aux résultats concrets, portés par l'essor de l'économie numérique.
Un changement de paradigme institutionnel
Il y a encore quelques années, corréler les flux du commerce mondial à l’impact sur le genre était perçu comme une démarche anecdotique, voire marginale.
Aujourd’hui, la donne a changé. Sous l’impulsion conjointe de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) et du Centre du Commerce International (ITC), la thématique est devenue un pilier des sommets de haut niveau. Ce n’est plus une simple "conversation", mais une stratégie de croissance globale.
L’énergie ressentie dans les travées de cette conférence témoigne d’une prise de conscience : le commerce ne doit pas seulement inclure les femmes, il doit être remodelé par elles.
Aujourd’hui, la donne a changé. Sous l’impulsion conjointe de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) et du Centre du Commerce International (ITC), la thématique est devenue un pilier des sommets de haut niveau. Ce n’est plus une simple "conversation", mais une stratégie de croissance globale.
L’énergie ressentie dans les travées de cette conférence témoigne d’une prise de conscience : le commerce ne doit pas seulement inclure les femmes, il doit être remodelé par elles.
L’ambition par le chiffre : L’effet SheTrades
L’initiative SheTrades de l’ITC, qui célèbre ses dix ans, incarne cette réussite avec un bilan impressionnant : plus de 100 000 femmes soutenues dans 94 pays. Mais c’est l’avenir qui mobilise les attentions.
L’objectif est clair : tripler l’impact actuel pour atteindre au moins 1 000 femmes entrepreneurs leaders dans les deux prochaines années. Cette ambition s’appuie sur une réalité de terrain frappante : plus de 69 000 candidatures ont été enregistrées pour les récents programmes de soutien, prouvant que l’offre de talent féminin est prête, pour peu qu’on lui offre les structures adéquates.
L’objectif est clair : tripler l’impact actuel pour atteindre au moins 1 000 femmes entrepreneurs leaders dans les deux prochaines années. Cette ambition s’appuie sur une réalité de terrain frappante : plus de 69 000 candidatures ont été enregistrées pour les récents programmes de soutien, prouvant que l’offre de talent féminin est prête, pour peu qu’on lui offre les structures adéquates.
Le financement, nerf de la guerre numérique
Le constat est sans appel : l’accès au capital reste le principal verrou.
Pour le briser, le Fonds pour les femmes exportatrices dans l'économie numérique déploie des moyens massifs. Grâce à des partenariats stratégiques incluant les Émirats arabes unis, le Qatar, Bahreïn, et même des contributeurs atypiques comme la FIFA (via les retombées de la Coupe du Monde 2022), des résultats tangibles émergent : 1,76 million de dollars de subventions déjà injectés; Un soutien direct à plus de 200 entreprises en Mongolie, au Nigeria et en Jordanie; Une assistance technique ciblée pour favoriser la transition verte et la compétitivité mondiale.
Pour le briser, le Fonds pour les femmes exportatrices dans l'économie numérique déploie des moyens massifs. Grâce à des partenariats stratégiques incluant les Émirats arabes unis, le Qatar, Bahreïn, et même des contributeurs atypiques comme la FIFA (via les retombées de la Coupe du Monde 2022), des résultats tangibles émergent : 1,76 million de dollars de subventions déjà injectés; Un soutien direct à plus de 200 entreprises en Mongolie, au Nigeria et en Jordanie; Une assistance technique ciblée pour favoriser la transition verte et la compétitivité mondiale.
Vers une diplomatie commerciale inclusive
Au-delà des subventions, l’enjeu est structurel.
Les intervenants ont plaidé pour une intégration systématique de la perspective de genre dans les accords commerciaux internationaux. L'idée est de lutter contre les discriminations systémiques et de lever les obstacles douaniers et logistiques qui pèsent spécifiquement sur les petites entreprises dirigées par des femmes. Le soutien de partenaires de poids tels que l’Allemagne, le Japon, l’Irlande, UPS ou Visa souligne que l’inclusion financière est désormais perçue comme un investissement rentable pour la stabilité économique mondiale.
Les intervenants ont plaidé pour une intégration systématique de la perspective de genre dans les accords commerciaux internationaux. L'idée est de lutter contre les discriminations systémiques et de lever les obstacles douaniers et logistiques qui pèsent spécifiquement sur les petites entreprises dirigées par des femmes. Le soutien de partenaires de poids tels que l’Allemagne, le Japon, l’Irlande, UPS ou Visa souligne que l’inclusion financière est désormais perçue comme un investissement rentable pour la stabilité économique mondiale.
Un horizon de transformation
L'avenir du commerce mondial sera numérique ou ne sera pas. Pour les dix prochaines années, l'accent sera mis sur la coopération Sud-Sud et l’amplification de la voix des femmes dans les instances décisionnelles. Comme l'ont rappelé les dirigeantes présentes, l’objectif final dépasse la simple participation : il s’agit de bâtir un système commercial plus juste, où l’équité des genres devient le moteur de la prospérité partagée.
Line TCHAKOUNTE




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