Le Pr. Fuh Calistus Gentry, Ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement Technologique par intérim, a franchi une étape décisive dans la régulation du patrimoine minier national le 15 avril 2026. À travers trois décisions stratégiques, le membre du gouvernement impose un nouveau cadre opérationnel aux acteurs de la filière, visant à la fois la transparence des rendements, la nationalisation de la transformation et la maîtrise des exportations de substances minérales.
Ce tour de vis réglementaire répond à une volonté de l'État de capter plus efficacement la richesse produite sur le sol camerounais.
Ce tour de vis réglementaire répond à une volonté de l'État de capter plus efficacement la richesse produite sur le sol camerounais.
Rendements obligatoires et surveillance accrue des sites de production
La décision n° 000184 introduit une innovation majeure en instaurant des seuils minimaux de production d’or pour l’exploitation artisanale semi-mécanisée. Désormais, chaque site est soumis à une obligation de résultat calculée selon sa puissance de travail technique.
Les exploitants utilisant entre 1 et 15 bols de lavage doivent désormais justifier d'une production mensuelle minimale de 5 kg d'or. Ce quota grimpe à 7 kg pour les sites disposant de 16 à 29 bols, et atteint 10 kg pour les installations les plus importantes comptant au moins 30 bols de lavage. Pour les sites n'utilisant pas ce matériel, les services techniques du Ministère fixeront des seuils au cas par cas après évaluation de la productivité.
Cette mesure s'accompagne d'une instruction ferme aux forces de défense pour faciliter l'accès des officiers de police judiciaire à compétence spéciale lors des inspections de contrôle des impôts et droits de sortie.
Les exploitants utilisant entre 1 et 15 bols de lavage doivent désormais justifier d'une production mensuelle minimale de 5 kg d'or. Ce quota grimpe à 7 kg pour les sites disposant de 16 à 29 bols, et atteint 10 kg pour les installations les plus importantes comptant au moins 30 bols de lavage. Pour les sites n'utilisant pas ce matériel, les services techniques du Ministère fixeront des seuils au cas par cas après évaluation de la productivité.
Cette mesure s'accompagne d'une instruction ferme aux forces de défense pour faciliter l'accès des officiers de police judiciaire à compétence spéciale lors des inspections de contrôle des impôts et droits de sortie.
Souveraineté économique et préférence nationale dans la transformation
Dans le même élan de souveraineté, la décision n° 000185 réforme les modalités d’installation des unités de fusion et des ateliers de fabrication d'ouvrages en substances précieuses. Le texte consacre une forme de préférence nationale stricte : ces unités ne peuvent être accordées qu'à des nationaux ou à des entreprises dont au moins 51% des parts sont détenues par des Camerounais.
Sur le plan géographique, la décentralisation industrielle est de mise. Les unités de fusion traitant l'or de l'exploitation artisanale doivent impérativement s'implanter dans les régions minières de l’Est, de l’Adamaoua, du Nord et du Sud. Plus contraignant encore, tout titulaire d'une autorisation d'exploitation artisanale semi-mécanisée a désormais l'obligation d'installer sa propre unité de fusion agréée directement sur son site de production pour garantir la traçabilité du métal jaune.
Sur le plan géographique, la décentralisation industrielle est de mise. Les unités de fusion traitant l'or de l'exploitation artisanale doivent impérativement s'implanter dans les régions minières de l’Est, de l’Adamaoua, du Nord et du Sud. Plus contraignant encore, tout titulaire d'une autorisation d'exploitation artisanale semi-mécanisée a désormais l'obligation d'installer sa propre unité de fusion agréée directement sur son site de production pour garantir la traçabilité du métal jaune.
Régulation des exportations d'échantillons et lutte contre la fraude
Enfin, la décision n° 000186 vient verrouiller l’expédition d’échantillons à valeur non commerciale, souvent utilisée par le passé comme faille pour l'évasion de minerais. Pour les analyses ou essais industriels, les quantités maximales par expédition sont désormais plafonnées à 50 kg pour les substances précieuses et semi-précieuses, et à 1 tonne pour les métaux de base ou les substances de carrières. Le texte précise sans équivoque que toute expédition dépassant ces cadres ou revêtant un caractère commercial est assujettie au paiement intégral des droits et taxes prévus par la règlementation.
En chargeant le Directeur des Mines et les délégués régionaux de l’exécution immédiate de ces textes, le Pr. Fuh Calistus Gentry place le secteur minier sous un régime de haute surveillance, transformant chaque gramme extrait en un levier de croissance pour le Trésor public.
En chargeant le Directeur des Mines et les délégués régionaux de l’exécution immédiate de ces textes, le Pr. Fuh Calistus Gentry place le secteur minier sous un régime de haute surveillance, transformant chaque gramme extrait en un levier de croissance pour le Trésor public.
Line TCHAKOUNTE




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