Le ministre des Finances louis Paul Motaze a procédé ce mardi 29 Juillet 2025 à Yaoundé au Cameroun, à la cérémonie de lancement de l’initiative Finance Biodiversité en abrégé (Biofin). Cette initiative rentre dans le cadre d’un projet financé par le Fond pour l’Environnement Mondial (FEM) au titre du 8e cycle qui couvre 91 pays au monde.
Initié par le Programme des Nations Unies pour le Développement (Pnud), Ce projet confirme qu'au Cameroun, la protection de la biodiversité est parmi les priorités de développement, conformément à la SND30.
cette initiative est en parfaite cohérence d’une part avec le Cadre Mondial pour la biodiversité de Kunming-Montréal, et d’autre part avec les Objectifs de Développement Durable (ODD) qui constituent l'architecture de référence du (Pnud) afin de fournir des conseils cohérents en matière de politiques mondiales et des services de soutien déterminant.
Le Cameroun est reconnu parmi les pays dotés d’une biodiversité exceptionnelle. Il abrite plus de 92 % des catégories d’écosystèmes d’Afrique: en termes de variété, de quantité, d’écosystèmes et de ressources génétiques, avec un fort degré d’endémisme considéré comme un capital naturel, pilier fondamental de la sécurité alimentaire, et de sa résilience climatique en faveur du développement durable.
Au regard des scénarii des modèles et des options de développement économique, au moins 20 % de la Biodiversité et des Services écosystémique devrait être perdue d’ici 2050 du fait des menaces combinées de facteurs dont, la déforestation, la fragmentation des habitats naturels, les diverses formes de pollution, les effets des changements climatiques qui aggravent l’exploitation non durable des ressources. D'où l'urgence de la conservation et la préservation de la biodiversité. «Pour stopper et inverser les tendances actuelles en matière de perte de biodiversité, les gouvernements et le secteur privé doivent mobiliser et harmoniser les financements en faveur de la biodiversité» explique le représentant résident du Pnud Mathieu Ciowela au cours de son discours de circonstance.
C’est à ce titre que l'OCDE recueille des données sur les financements et les incitations économiques liés à la biodiversité et identifie des possibilités d'accroître, d'harmoniser et d'améliorer l'efficacité des financements en faveur de la biodiversité.
Dans sa vision d’émergence à l’horizon 2035, le Cameroun envisage d’en faire un défi majeur, en intégrant la gestion durable de la biodiversité et son financement dans son modèle de croissance économique intégré, c’est à ce titre que le projet qui nous réunit ce jour se justifie pleinement « c'est toujours un honneur pour moi de prendre la parole devant vous chaque fois qu'il s'agit des problématiques phares qui sous-tendent l'action gouvernementale dans le financement de l'économie. L'ensemble des États de la planète et tous les autres acteurs publics ou privés au-delà des politiques, des ambitions et autres intentions et autres bonnes intentions affichées, se devaient de manière urgente et durable de trouver des ressources pour mener a bien ce vaste chantier» souligne louis paul Motaze ministre des Finances.
En 2017, l’importance économique de la biodiversité apparaissait davantage dans certains secteurs d’activités au Cameroun à l’instar de l’agriculture, la sylviculture, les produits forestiers non ligneux et la pêche qui représentent 15% du PIB (MINEPDED, 2017a) et emploient plus de 50% de la main d'œuvre du pays. Il faut admettre qu’aujourd’hui, cette estimation est largement dépassée en prenant en compte l’exploitation industrielle des ressources génétiques par le secteur privé international, qui bien souvent se fait au détriment du Cameroun et notamment des populations locales « nos vies dépendent de la biodiversité, changement climatique, et la pollution. Si nous voulons vivre sur cette terre, nous devons veiller à ce que tout soit mis en œuvre pour sauvegarder la vie sur cette terre.
Les idées sont nombreuses: la conservation de la biodiversité, le développement durable. Tout ceci a été très bien conçu. Mais il fallait un déclic qui consiste à avoir un financement.
Le financement de la biodiversité, c'est le résultat d'un. Long départ qui nous permettra de concrétiser la préservation de la biodiversité» argue Hele pierre ministre de l’Environnement de la Protection de Nature et du Développement Durable, Minepded
Toute stratégie de financement en faveur de la nature doit donc viser à la fois la réduction, la réorientation ou l'écologisation des dépenses « négatives » liées à la biodiversité, afin de catalyser et d'accroître les investissements positifs et d'améliorer l'efficacité et l'efficience de l'utilisation des ressources .
Rappelons que, Depuis 2013, le PNUD a mis en œuvre l’initiative BIOFIN.
BIOFIN a développé une méthodologie évolutive pour évaluer les dépenses nationales en matière de biodiversité.
Line Tchakounte
Préservation de la biodiversité: le Minfi et le Pnud s'activent
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journaliste passionnée et voix emblématique de Newstarinfos, partage avec justesse et authenticité les actualités qui façonnent l’Afrique d’aujourd’hui et de demain.
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