Le département du Lom-et-Djerem, poumon aurifère de la région de l'Est, vient de vivre une onde de choc salvatrice. Sous la conduite du Ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement Technologique par intérim, le Pr Fuh Calistus Gentry, une mission régalienne d'envergure a sonné le glas de l'anarchie minière. À travers des actions coercitives directes et une réaffirmation des standards de conformité, le gouvernement camerounais marque une rupture définitive avec l'exploitation clandestine, transformant une activité autrefois opaque en un levier de croissance structuré, responsable et résolument moderne.
Le temps des sanctions et le démantèlement des bastions de l'extraction illicite
La mission conjointe déployée à Bétaré-Oya et Zembe-Borongo n'avait rien d'une simple visite d'inspection ; il s'agissait d'une opération de restauration de l'autorité de l'État. Sur les sites de Climat Doubaï, Bozen Mining, Shen-xin et Galaxy Mining, la puissance publique a frappé fort par le biais d'une coalition incluant le MINMIDT, la SONAMINES, la SNPPK et le SED. Saisie systématique des engins de chantier, démantèlement des unités de production et destruction des installations électriques : chaque infrastructure dédiée à l'exploitation illégale a été neutralisée.
Le Pr Fuh Calistus Gentry a martelé une règle d'or dont la transgression ne sera plus tolérée : l'usage de moyens semi-mécanisés au sein d'un simple permis de recherche est une violation grave du code minier. En exigeant la libération immédiate des sites, le Ministre signifie aux opérateurs que le sous-sol camerounais n'est plus un territoire de non-droit.
Le Pr Fuh Calistus Gentry a martelé une règle d'or dont la transgression ne sera plus tolérée : l'usage de moyens semi-mécanisés au sein d'un simple permis de recherche est une violation grave du code minier. En exigeant la libération immédiate des sites, le Ministre signifie aux opérateurs que le sous-sol camerounais n'est plus un territoire de non-droit.
La discipline fiscale et productive comme nouveau contrat d’exploitation
Loin de vouloir asphyxier le secteur, l'État propose un cadre formel rigoureux pour ceux qui aspirent à l'éthique et à la légalité.
Un périmètre de plus de 3000 km² est désormais sanctuarisé pour l'exploitation semi-mécanisée, mais son accès est strictement conditionné par une loyauté fiscale sans faille. Les opérateurs sont désormais assujettis à un impôt synthétique minier libératoire de 25%, complété par une taxe d'exportation de 5% et une contribution de 1,5% destinée au fonds de mise en œuvre de la politique minière. À cette transparence financière s'ajoute une obligation de rendement inédite : l'engagement d'un seuil minimal de production de 5 kg d'or par mois.
Cette mesure vise à garantir que l'exploitation des ressources nationales contribue de manière tangible et mesurable aux réserves d'or du pays.
Un périmètre de plus de 3000 km² est désormais sanctuarisé pour l'exploitation semi-mécanisée, mais son accès est strictement conditionné par une loyauté fiscale sans faille. Les opérateurs sont désormais assujettis à un impôt synthétique minier libératoire de 25%, complété par une taxe d'exportation de 5% et une contribution de 1,5% destinée au fonds de mise en œuvre de la politique minière. À cette transparence financière s'ajoute une obligation de rendement inédite : l'engagement d'un seuil minimal de production de 5 kg d'or par mois.
Cette mesure vise à garantir que l'exploitation des ressources nationales contribue de manière tangible et mesurable aux réserves d'or du pays.
L'impératif écologique et la révolution technologique du vase clos
La vision ministérielle pour le futur de la mine camerounaise repose sur un binôme indissociable : rentabilité et durabilité. Pour pallier les désastres écologiques, tout exploitant doit désormais s'acquitter d'une caution de 63 millions de FCFA pour la réhabilitation de chaque bloc de 21 hectares, condition sine qua non à l'obtention de la certification de conformité environnementale.
Mais le pivot de cette mutation reste l'innovation technologique. Les opérateurs disposent d'un ultimatum de six mois pour migrer vers le système d'exploitation à vase clos. Cette technologie de pointe, qui minimise l'usage de l'eau et confine les rejets polluants, représente la signature d'une industrie minière de nouvelle génération, capable d'extraire la richesse de la terre sans compromettre l'avenir des populations riveraines et de l'environnement.
Mais le pivot de cette mutation reste l'innovation technologique. Les opérateurs disposent d'un ultimatum de six mois pour migrer vers le système d'exploitation à vase clos. Cette technologie de pointe, qui minimise l'usage de l'eau et confine les rejets polluants, représente la signature d'une industrie minière de nouvelle génération, capable d'extraire la richesse de la terre sans compromettre l'avenir des populations riveraines et de l'environnement.
Line TCHAKOUNTE




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