Cette première édition du salon interprofessionnel de l’aquaculture du Cameroun (SIAC) vise à Promouvoir le développement durable de l’aquaculture au Cameroun, à Faciliter les échanges entre les partenaires nationaux et internationaux. Cette rencontre d'échange d'expérience se tient du 02 au 07 décembre 2024 à Yaoundé au Cameroun. La cérémonie d'ouverture officielle a été présidée par le Dr TAÏGA, Ministre de l’élevage, des pêches et des industries animales.
Ce projet initié par Jeanne Etoundi présidente de l’Organisation Interprofessionnelle pour le développement de l’aquaculture au Cameroun ( OIDAC) a pour thème «l’import-Substitution, l’apport de la filière aquacole ». Cette grande messe de l'aquaculture réunit tous les acteurs de cette filière: experts, professionnels et exposants venus du Cameroun, d’Afrique, d’Amérique, d’Asie et d’Europe l’effet d’échanges sur des conférences-débats sur la situation générale, les dernières tendances et innovations du secteur; des formations de haut niveaux et des ateliers thématiques; une exposition des produits et des services aquacoles; des rencontres B2B et networking; un partage d’expérience avec les autres pays etc.
Pr le Dr TAÏGA, le SIAC est un incubateur, une force de proposition et de solution innovante qui vient répondre à la politique d’import-substitution.
En effet, le SIAC joue un rôle du secteur privé dans l’accélération de la production aquicole au Cameroun et a défis à relever. Au terme dudit salon, plusieurs résultats sont attendus parmi lesquels la visibilité des projets et des initiatives innovantes; les stratégies permettant la maximisation des potentialités des entrepreneurs dans plusieurs domaines ainsi que leur productivité; la mobilisation des fonds pour le financement des meilleurs projets…
Au rang des participants se trouve Sylvestre Tchana, Entrepreneur, promoteur de la ferme piscicole S2A, basée à Logpom dans la ville de Douala, non loi de l’hôpital des Sœurs. « Nous sommes venus présenter notre savoir-faire sur le terrain.
Nous faisons essentiellement dans le ressourcement des poissons d’eau douce notamment les alevins. Je produits à peu près 45 à 50 tonnes de poisson par cycle. Et quand on parle d’un cycle chez nous les aquaculteurs, c’est trois mois.
Donc j’ai trois cycles par an. C’est cette expérience que je suis venu partager ici. Pourquoi trois cycles au lieu de quatre ou cinq? C’est dû aussi à la qualité des aliments que j’utilise pour nourrir mes poissons.
Donc comme vous voyez là, j’utilise essentiellement les aliments de marque. Par ailleurs ce qui utilise les aliments de moindre qualité vont avoir les cycles de quatre à six mois. Nous sommes venus partager également notre expérience et apprendre aussi des autres sur le terrain.
C’est depuis 2011 que je me suis lancé dans cette activité. J’ai des employés qui sont payés, logés, nourris, affiliés à la CNPS. Nous sommes également venus noué des partenariats avec les revendeurs de poisson et certaines structures venus de l’étranger, et Voir comment on peut trouver des moyens de financement.
Parceque pour ouvrir ma structure il m’a fallu au moins 70 millions. Maintenant j’ai reçu l’autorisation de l’Etat pour élever les poissons en cage dans le fleuve de la Dibamba. Comment on peut amener les camerounais à produire énormément de poissons si on ne les soutient pas.
On doit les subventionner. L’Etat doit comprendre qu’il leur faut des subventions pour que l’Etat atteigne sa politique d’import substitution. C’est notre plaidoyer auprès de l’Etat pour qu’il (État) atteigne son objectif »
Line Tchakounte
Salon interprofessionnel de l'aquaculture du Cameroun: une plateforme pour promouvoir ce secteur d'activité
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journaliste passionnée et voix emblématique de Newstarinfos, partage avec justesse et authenticité les actualités qui façonnent l’Afrique d’aujourd’hui et de demain.
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